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par les veines de Sappey, quand son oblitération était complète.
Enfin, avec Wertheimer, nous admettons que lorsque la V.0. est réduite à un simple cordon fibreux, et qu’un obstacle à lacirculation sanguine hépatique vient à se produire, il y aura création « nouvelle », formation secondaire d’une «nouvelle » veine à l'intérieur de ce cordon fibreux. Grâce à ce processus, on peut expliquer le fait d'une « nouvelle » voie circulaire - ombilicale complémentaire.
3 Les symptômes cliniques principaux qui donnent au syndrome de Cruveilhier-Baumgarten son individualité particulière sont : la splénomégalie considérable et vraisemblablement antérieure aux modifications du foie. La glande hépatique est variable | dans son aspect clinique, tantôt hypertrophiée, tantôt atrophiée ; la circulation collatérale abdominale à prédominance péri-ombilicale, se développe à ce niveau sous forme de volumineuses dilatations, allongées, vermiculaires, tortueuses, sailtantés. nettement visibles à l'inspection, facilement réductibles à la palpation ; offrant l'existence de souffles veineux continus, sans renforcement, dont ses foyers maxima siègent à l’appendice xyphoïde; enfin un frémissement vibratoire continu, nettement perceptible à la palpation, aux divers points d'auscultation.
4 Au point de vue étiologique, ce type anatomo- clinique relève comme du reste les autres variélés de cirrhose de facteurs multiples, souvent associés d'où il ne se dégage aucune notion précise de spécificité étiélogique. Des cas originaux rapportés dans ce travail (Obs. IT et IX) montrent chez ces deux malades l'existence de syphilis et de paludisme chroniques. Dans les autres cas, on a pu incriminer le traumatisme (Obs. I et X), enfin la tuberculose (Obs. VI) et le diabète (Obs. VH). D° L'évolution est lente, les complications par hémorragies gastro-intestinales si fréquentes d'ordinaire ne figurent ici que dans un seul cas. L'importance de la dérivation ombilicale nous paraît conformément aux idées soutenues par M. Huber, expliquer la rareté de ces accidents. C’est elle encore qui pourra rendre compte de l'absence ou du faible degré des hémorroïdes ou des œdèmes des membres inférieurs.
Ge L'examen du pronostic ne comporte pas de données qui soient propres à ce type qui nous occupe. Les règles habituelles de la thérapeutique des cirrhoses lui sont applicables. L’abstention de toute intervention chirurgicale qui est presque une règle chez les cirrhotiques doit être soulignée ici, en raison des dangers d’hémorragies, jadis observées au cours de l'opération de Talma chez ces malades.
7° Au point de vue pathog'énique, deux ordres de faits appelaient notre attention : | |
a) Le mécanisme pathogénique des souffles s’explique par leur origine veineuse et rentre dans la loi générale des souffles veineux.
b) Plus intéressante est la filiation des éléments du syndrome. À notre avis, il convient de subordonner la distension veineuse qui n’est vraisemblablement pas congénitale à proprement parler, à l'hypertension du système porte.
Celle-ci reconnaît pour cause une cirrhose qui est elle-même un type particulier à précession et à prédominance splénique, altération du foie lui étant secondaire. Comme le pense le professeur Chauffard, nous sommes donc fondés à voir ‘ici un exemple d'une hépalite d'origine splénique dont la longue évolution nous paraît une condilion nécessaire à la g'enèse de celte voie veineuse ombilicale de suppléance, dont les conséquences cliniques particulières bien mises en valeur par M. Huber, donnent au syndrome de Cruveilhier-Baumg'arten son individualilé propre en même temps que sa principale caractéristique.
Vu : le Président, M. CHAUFFARD Vu : le Doyen, H. ROGER.
Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris s APPELL