‹ Contribution a l'etude de la Colite Amibienne Chronique EuropeenneChapitre 9 sur 33 · LA DYSENTERIE AMIBIENNE AIGUE · texte numérisé non relu

LA DYSENTERIE AMIBIENNE AIGUE

La dysenterie amibienne classique est caractérisée par un syndrome dysentérique aigu typique, avec des douleurs vives localisées sur le cadre colique jusqu’à l’anus. Ces coliques s’accompagnent d’épreintets et de ténesmes — tension douloureuse avec contracture anale et envies fréquentes d’aller à la selle. Les malades ont continuellement la sensation d’avoir quelque chose à expulser. Les évacuations sont difficiles, et malgré le caractère impérieux des besoins, la quantité des matières émises est minime. Ces selles — il y en a 3 à 30 par jour — ne sont pas fécaloides, mais glaireuses, souvent sanglantes. On les a comparées à du blanc d’œuf, du frais de grenouille ou aux crachats visqueux, transparents, rougeâtres, de la première période de la pneumonie (L. COLIN). La température ne dépasse généralement pas 39°. L’atteinte de l’état général est assez marquée.

L’AMIBIASE LARVEE OÙ COLITE CHRONIQUE SECONDAIRE.

Or, l’on s’est aperçu que cette forme classique n’est que la phase initiale aiguë ou une poussée évolutive d’une colite amibienne chronique, qui est le plus souvent méconnue. Les travaux de RAVAUT, de BRUMPT et CARLES, etc., ont fait connaître cette « amibiase larvée » et sa fréquence.

Après l’épisode initial aigu, d’une durée de 8 à 15 jours, lamibiase continue à évoluer chroniquement, causant des troubles intestinaux banaux, que les malades qui se croient guéris de leur dysentérie, ne rettachent jamais à leur véritable cause. Le tableau clinique de cette colite chronique ne présente aucun caractère spécifique. Elle peut simuler les affections gastro-intestinales les plus diverses. Nous décrirons plus bas les aspects cliniques multiples que peut revètir l’amibiase intestinale chronique.

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