‹ Contribution à l'étude de la créatine et de son éliminationChapitre 11 sur 29 · SD · texte numérisé non relu

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Salkowski à fait voir que dans le procédé de Neubauer toute la créatinine n'est pas complètement précipitée à l'état de chlorure double de zinc et de créatinine, et que l’on peut mettre en évidence cette créatinine restant en solution par la réaction de Weyl. D'après cet auteur, on obtiendrait une précipitation beaucoup plus complète en opérant de la facon suivante :

On évapore à feu nu 250ce. d'urine, débarrassée des phosphates, jusqu'à 20cc. On agite avec volume égal d'alcool absolu. Après refroidissement, on porte le volume à 100cc., et on laisse reposer pendant un Jour. On prélève 80cc. de la solution, on y ajoute 1ce. de la solution alcoolique de chlorure de zine de densité 1,2, et on pèse le chlorure double de zinc et de créatinine, formé comme dans le procédé de Neubauer.

ofn, il faut citer le procédé proposé par MM. Gautrelet et Vieillard pour le dosage de l’urée, de l’acide urique et de la créatinine dans l’urime. Ce procédé est basé sur ce que, en présence d'une solution de sucre (50/0), l'hypobromite de sodium (1) en solution concentrée dégage tout l’azote de l’urée, de l'acide urique et dé la eréatinine. On détermine par trois essais successifs : 1° le volume d’azote dégagé par Sec. de l'urine brute à analyser ; 2° le volume de l'azote dégagé par “æ une quantité équivalente d'urine, préalablement débarrassée de créatinine et d'acide urique (et pour cela on ajoute à l’urine du * chlorure de zine en solution à 4/10 et quelques gouttes de soude caustique, puis on filtre) ; 3° le volume de l’azote dégagé par une quantité équivalente d'urine, débarrassée de son acide urique par le sous-acétate de plomb. Étant donné ces 3 volumes,

NN (4) On obtient la solution concentrée d'hypobromite de sodium en dissolvant 15cc. de brome dans un mélange de 135cc. de lessive de soude à 25° B. et de 50cc. d’eau.

on en déduit par un calcul très simple le volume d'azote à 0° et à 760”, dégagé respectivement par l’urée, l'acide urique et la créatinine et, par suite, le poids de ces trois substances.

Ce procédé présente de nombreuses imperfections qui Île rendent inapplicable, même pour des recherches cliniques. En effet, pour une urine de composition moyenne renfermant 4 gr. de créatinine et 0 gr. 5 d'acide urique par litre, le volume d'azote dégagé par dec. d'urine sera théoriquement pour la créatinine 1ec.,475 et pour l'acide urique 0ce.,662 ; or, l’appareil de Gautrelet ne permet d'évaluer le volume gazeux qu'à un dixième de centimètre cube près. L'erreur relative commise sera donc environ de 1/15 dans le premier cas et de 1/7 dans le second, c'est-à-dire que le chiffre trouvé variera entre 1 gr. 033 et 0 gr. 967 pour la créatinine, entre 0 gr. 535 et 0 gr. 465 pour l'acide urique. En second lieu, quand on agite l'urine avec le glucose et l’hypobromite concentré renfermant un excès de soude, il se produit une élévation de température (10 à 15°), qui se communique en partie au volume gazeux à mesurer, et qui entraine des erreurs dans l'évaluation de ce volume. En outre, si on emploie le sous-acétate de plomb pour précipiter l'acide urique, la eréatinine et d'autres matières extractives peuvent être partiellement précipitées, tandis qu'une partie de l’urate de plomb pourra être maintenue en solution par le sous-acétate de plomb en excès ; il faudrait done employer l'acétate neutre de plomb. Enfin, il est illusoire d'admettre que la créatinine sera immédiatement et complètement précipitée à l’état de chlorure de zinc et de créatinine en ajoutant directement à l’urine une solution aqueuse de chlorure de zine-au 1/10 et quelques gouttes de soude caustique. En voici d'ailleurs la preuve : À 200cc. d'urine renfermant 0 gr. 9872 de créatinine par litre, nous avons ajouté 40ce. (1) d'une solution aqueuse de

(4) Nous nous sommes placé exactement dans les conditions indiquées par MM. Gautrelet et Veillard.

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chlorure de zine à,1/10 et de la soude jusqu'à ce que la réaction devienne neutre où légèrement alcaline ; nous avons porté le volume à 250ce. par addition de quelques centimètres cubes d’eau. Au bout d’une heure, nous avons séparé par filtration les composés de zinc insolubles formés et nous avons prélevé 200cc. du filtratum, dans lesquels nous avons dosé la créatinine restée en solution. Pour cela, le liquide a été débarrassé Ge l’excès de chlorure de zine par un léger excès de carbonate de sodium en solution, ajouté au liquide bouillant ; ce qui a porté le volume à 240ce. Nous avons filtré de nouveau et recueilli 200ce. du liquide filtré, dans lequel nous avons dosé la créatinine par le procédé de Neubauer, après avoir neutralisé le carbonate de sodium par un léger excès d'acide acétique. |

L’extrait alcoolique additionné de chlorure de zinc en solution alcoolique à donné par l'agitation un précipité (1) jaunâtre de chlorure double de zine et de créatinine, qui pesait 0 gr. 191; ce qui correspond à 0 gr. 8967 par litre d'urine, car les 200 cc. de liquide analysé par la méthode de Neubauer ne représentaient en réalité que 133 cc. d'urine. On voit donc nettement que le traitement direct de l'urine par le chlorure de zinc n’a précipité qu'une’‘très faible quantité de la créatinine.

Dans un autre essai (2), nous avons employé la solution

(4) Le précipité, examiné au microscope, présentait bien la forme caractéristique de petites sphères jaunâtres accolées les unes aux autres. Dissous dans l’eau et traité à chaud par l'hydrate de plomb, il a fourni un liquide donnant d’une façon très nette les réactions de Weylet de Jaffé. +

(2) Nous lisons, en effet, dans le Traité d'analyse chimique appliquée à la physiologie et à la pathologie de Hoppe Seyler, traduit et annoté par Schlagdenhauffen, à la page 379:

L'uréomètre dont se sert M. Yvon, pour déterminer l’urée contenue

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