‹ Contribution à l'étude de la diffusion dans le tissu conjonctif des particules colorées ou virulentesChapitre 10 sur 46 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La Vaccine est peut-être la plus belle des maladies «qui se soient jamais présentées à la perspicacité des biologistes.

En effet, en dehors de toutes les études qu’elle a permis aux « virologues » de poursuivre sur les ultra-virus, dont elle a toujours éte le chef de file (et l’on sait combien de connaissances aujourd'hui classiques sur les ultra-virus ont été d’abord mises au point sur le virus vaccinal, qui se prête à une expérimentation animale et humaine plus facile que n'importe quel autre d’entre eux), la Vaccine en outre a été à l'origine de multiples recherches qui rapidement ont dépassé de loin le cadre limité de la maladie vaccinale pour aborder les grands problèmes de biologie générale .

A l’appui de cette opinion nous ne citerons que trois “exemples :

1° De 1896 à 1898, BECLERE, CHAMBON ef ST-YVESs- MEXNARD (1), comparent l'effet immunisant de l'injection sous-culanée de sérums prélevés chez des animaux antérieurement vaccinés, effet à manifestation rapide, caraciérisé par une immunité incomplète à l’effet immunisant de l’injection sous-cutanée de lymphe vaccinale, effet à manifestation tardive, caractérisé par une immunité complète au bout de huit à dix jours.

Cette étude les amenait ainsi à préciser les caracteres différentiels de l’immunité active et de l’immunité passive, alors méconnus, notion aujourd'hui à la base de toute l’immunologie.

2° En 1907-1910, Von PIRQUET décrit l’aspect différent des lésions vaccinales de primo-inoculation et de celles de réinoculation. Il crée à ce propos, le mot d’allergie, dont il est inutile de rappeler la fortune ultérieure,

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sa signification dépassant de bien loin le cadre originel de la vaccine, des maladies infectieuse même, pour s’intérer dans les problèmes les plus généraux de la biologie.

3° En 1915, TworT mettant à l’étuve des boîtes de sélose ensemencée de lymphe vaccinale pour étudier le: développement des germes contenus dans celle-ci, décrit la transformation vitreuse que subissent certaines colonies, transformation fransmissible en série ;.c’était, deux années avant que d'HERELLE ne crée le mot de Bactériophage, expérience primordiale où se manifestait la présence de ce « principe lytique » dont on sait combien la nature et l’origine ont été et sont encore au premier plan des discussions des bactériologistes.

Le fait constaté fortuitement en 1929 par Der REYNALS (2-3), toujours à propos de la Vaccine, nous. semble être d’une pareille importance générale.

Voici les conditions dans lesquelles fut entreprise. l'expérience de DuRaAN-REYNALS et les développements auxquels elle aboutit.

Il étudiait l'effet sur le virus vaccinal tn-vitro de broyats d'organes d'animaux immuns (54) ; pour se mettre à l’abri de toute erreur il étudiait comparativement l'effet sur le virus de broyats d'organes d'animaux neufs.

Abordant la question de l'effet virulicide de broyats de testicules de lapins immuns, il fut ainsi amené à étu-. dier l'effet sur le virus vaccinal de broyats de testicules de lapins neufs. C’est alors qu’il constata que l'adjonction de broyat de testicule de lapin neuf à un neuro-vaccin détermine une augmentation considérable de l'étendue des lésions cutanées.

Cette découverte inopinée chez un animal, Dunan-- REYNALS cherche à la confirmer aussitôt.

Sur 80 lapins, 78 fois, il fait une constatation sem. blable :

L'adjonction extemporanée d'extrait testiculaire au neuro-virus injecté par voie intradermique détermine une diffusion en surface de la lésion vaccinale.

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