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M. Bouis a proposé un procédé plus simple : ce procédé consiste à verser dans une dissolution d’iode un peu de perchlorure de fer, puis à faire bouillir ; on recueille les premières vapeurs sur du papier amidonné, lequel devient bleu par suite de la formation de l’iodure d’amidon.
Le premier procédé est le plus sûr, mais il est loin d’être simple. Il demande beaucoup de temps et une opération désagréable : faire bouillir les matières fécales.
On peut encore se résigner à faire bouillir des matières fécales pour une ou plusieurs analyses ; mais pour des centainés ou des milliers d'analyses, c’est un procédé assez désagréable pour qu’on songe à en chercher un plus simple.
Quant au second procédé, j'avoue qu'il ne m’a jamais réussi avec les dissolutions de matières fécales, pas même pour l’iode et encore moins pour le bromure ; cela vient-il de ce que le sulfure de carbone, le chloroforme, le pétrole, la benzine dissolvent les corps gras et autres substances qui existent en grande abondance dans les matères fécales et pas dans l’urine ?
Le procédé de M. Bouis est inconteslablement le: meilleur; mais 1l a inconvénient d'obliger aussi à faire bouillir les matières fécales, ce qui est inutile et même nuisible, attendu que d’autres vapeurs peuvent se mélanger aux vapeurs d’iode et empêcher la réaction ; d’ailleurs, la chaleur elle-même peut décolorer l’iodure d’amidon; il est aussi tout à fait inutile de verser de l’amidon sur le papier ; ie papier écolier ordinaire contient par lui-même suffisamment d’amidon.
Ce qui fait l’avantage de ce dernier procédé, c’est que :
LS PE 1° le perchlorure de fer est un réactif facile à manier et à conserver, identique à lui-même ; on ne peut en dire autant de l’eau de chlore, de l'acide nitrique nitreux, produits assez difficiles à conserver, pour qu’on soit PAU obligé à les fabriquer de toutes pièces chaque id qu’on veut s’en servir.
Le perchlorure a, il est vrai, le tort de masquer par sa couleur la coloration jaune donnée par l’iode libre : quand on peut obtenir une coloration aussi caractéristique que la couleur bleue de l’amidon, c’est vraiment de l’enfantillage que de vouloir s'arrêter à la couleur jaune de l’iode, lorsqu'on opère sur des solutions toujours plus ou moins jaune sale, comme sont les urines ou les solutions de matères fécales.
Le procédé de M. Bouis par le perchlorure de fer est donc incontestablement le meilleur, mais 1l présente aussi ‘cerlains inconvénients.
Nous proposons donc de leremplacer par le procédé suivant plas simple encore et parlant plus clinique.
Sur du papier préparé au perchlorure de fer comme nous Pavons dit plas baut, versez une goutte du liquide où lon soupçonne la présence de l’iodure, de la salive, de la sueur, de l’urine, des maüères fécales même plus boueuses que liquides. L’iodure très soluble pénètre avec la partie liquide dans les pores du papier ; au contact du perchlorure de fer l'iode est mis en liberté et cet iode naissant se combine aussitôtavec l’amidon du papier en donnant une tache bleue caractéristique. Cette lachea l’avantage d’être visible des deux côtés du papier ce qui permet de la disunguer très bien au verso, quand bien même elle serait masquée du côté où
M Te l'on a versé la solution plus ou moins boueuse, rendue plus ou moins complexe par des résidus de matières fécales ou urinaires, après évaporation de l’eau.