‹ Contribution à l'étude de la fluorescence des solutionsChapitre 29 sur 47 · RON SEEN RENE RENNES ENTIER · texte numérisé non relu

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CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE LA FLUORESCENCE DES SOLUTIONS pv

En utilisant l'huile de ricin comme solvant, le coefficient d’affaiblissement # a été trouvé très faible comme on pouvait s’y attendre par suite de la valeur peu élevée du pouvoir inducteur spécifique et de la grande viscosité du milieu. Toutefois la médiocre solubilité de l’uranine dans ce solvant ne nous a pas donné la possibilité d'entreprendre des mesures précises.

$ 54. Cas de l’éosine et de la rhodamine B. — Afin de reconnaître si les résultats obtenus avec l’uranine pouvaient être généralisés, nous avons repris un certain nombre des expériences précédentes avec d’autres matières colorantes Îluorescentes. La technique est restée la même et nous ne donnerons ici que les principaux résultats.

Le tableau 23 résume les mesures faites sur des solutions d’éosine de viscosités échelonnées et donne les valeurs obtenues pour les différents coefficients définis antérieurement.

TaABLEAU 23.

Coefficient k' relatif à l’éosine pour des solvants de viscosité x ; t — 150.

Solvant " € k el

RCE APE LR PR RES 0,010 81,1 0,173.108 0,173.108 Glycérine p = 0,50 .................. 0,115 64,5 0,126.108 0,166.108 Glycérine p — 0,75 .......,........., 0,516 > 58,4 0,094.108 0,147.108 Glycérine p = 0,90 ...:........,.... 4,017 55,4 0,083.108 0,140.108 ÉCRIN OA A cire pete 16,515 54,5 0,080.103 0,138.10$ ÉCOUTER e lee da gts sneleleie 1,420 .70,0 01418107 0,141.108

GRACOSE MED CRE Pet me tas qe 1,950 62,9 0,097.10 0,139.10%

Le tableau 24 se rapporte à la rhodamine B et donne les résultats obtenus avec cette matière fluorescente.

Coefficient k! relatif à la rhodamine B pour des solvants de viscosité n ; t — 150.

Solvant ‘) € k k!

AR nt I dunes SOL 0,010 81 ,1 2,090.10% 2 ,090.103 Glycériné p — 0,50......:.........0. 0,115 64,5 0,260.10$ 2,040.10% Liycérine p— 0,757 1er recpeeaeies 0,516 58,4 0,185.108 2,010.105 Glycérine p — 0,90 ........,......... 4,017 55,4 0,085.108 1,950.108 Giycérine p = 1,00... dosvreu re » 16,515 54,5 0,075.108 1,936.108 Baceharose M e/CDP ere Neue ler 1,420 70,0 0,330.10% 2,005.103

CIUCOS MD CM EE es des 1,950 62,9 0,195.10% 1,985.10%

Aïnsi, pour les divers colorants fluorescents, l'introduction de substances cristalloïdes qui augmentent la viscosité entraine une diminution progressive du coefficient k. 1

PA LA r |. LOS, chef

$ 55. — Cas des solutions colloïdales. — On pourrait songer à augmenter la viscosité du solvant par l’introduction de colloïdes lyophiles (gomme arabique, gélatine...) qui, même sous de faibles concentrations, produisent un accroissement considérable de la viscosité. Il serait possible d'étudier l'influence de la viscosité dans des conditions où le pouvoir inducteur spécifique de la solution n’éprouverait que des variations insignifiantes. En fait, dans de tels solvants nous n'avons pu mettre en évidence de variations appréciables du coefficient d’affaiblissement k qui conserve la valeur correspondant à la solution aqueuse,

Ces résultats s'accordent avec les observations de BANov [1] sur les spectres d'absorption des solutions de matières fluorescentes additionnées de colloides. D’après cet auteur ces spectres sont identiques à ceux que présentent les solutions dans l’eau. Ces résultats sont également à rapprocher de ceux qu'ont trouvés CARELLI et PRINGSHEIM [*] ainsi que WawiLow et Lewscin [#, À] au cours de recherches relatives à Pinfluence des colloïdes hydrophiles sur la polarisation de la lumière de fluorescence. La variation du taux de polarisation avec la viscosité, très importante avec les solvants glycériques et les sirops de sucres, est généralement faible avec les solutions colloïdales.

Tous ces faits semblent indiquer que la viscosité des colloïdes hydrophiles, mesurée par les méthodes habituelles, est très supérieure à celle qui intervient dans le mouvement brownien et les phénomènes de diffusion.

Voici par exemple les vitesses de diffusion v en cm. par jour observées en disposant une solution d’uranine (ce — 0,1. 10% g/em) au-dessus de quelques liquides visqueux. Les expériences étaient faites dans des tubes de 2 centimètres de diamètre contenant 25 cm° des différents solvants.

MABLEAUMID.

Vitesse de diffusion de l’uranine dans quelques solvants (t — 159 Æ 20)

et viscosité mesurée par la méthode d'écoulement (t — 159). Solvants " ©

Glyicérine pures HEniMLe ns nl 16,515 0,08 Glycérine 4,135 g/cm$......... 4,047 0,10 GIUCOSEMPODer /EME TARA 1,950 0,10 SacCharose de, D'Mo eme ANRT ; 1,420 0) Glycérine 0,945 g/cems.. "1... 0,516 0,22 Glycérine 0,630 g/em$......... 0,115 0,48 Agar-agar 0,001 g/cm$......... DL EE 0,48 Gomme arabique 0,82 g/em8......... 3,20 ? 0,54

La vitesse de diffusion de l’uranine dans la solution de gomme qui a servi à cette expérience est nettement plus grande que la vitesse correspondant à une solution glycérique à 50 %,. En se rapportant aux résultats trouvés antérieurement pour l’influence propre de la viscosité sur la valeur du coefficient k on peut remarquer que la viscosité « microscopique » de cet ordre n’a pas d’effet

di dub dd à be s4 à

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appréciable sur la valeur de k. Cette remarque permet sans doute de comprendre que la viscosité due à des substances colloïdales n’exerce pas d’influence sensible sur l’extinction de la fluorescence de l’uranine en solution concentrée.

e A ÿ cm/Jour os + gomme rabique A La EX

R TEE © É # 2e Saut 10 45 7?

Fig. 24.

$ 56. Conclusion. —En tenant compte de la variation du coefficient d’affaiblissement k due à la diminution du pouvoir inducteur spécifique par l’introduction, dans les solutions fluorescentes, de substances cristalloïdes qui en augmentent la viscosité, on constate que ce coefficient décroît lorsque la viscosité du milieu augmente.

La courbe obtenue en représentant la vitesse de diffusion en fonction de la viscosité » pour les divers solvants étudiés présente un parallélisme très net avec la courbe représentative de k£' en fonction de % (figure 24). Ce résultat s'accorde avec l'hypothèse rattachant la décroissance du rendement lumineux des solutions fluorescentes en fonction de leur concentration à la vitesse de diffusion des molécules.

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