‹ Contribution à l'étude de la fluorescence des solutionsChapitre 32 sur 47 · ER LE · texte numérisé non relu

ER LE

AOL OS

LE

ROMANS ERMRERQU EN PEURR

$ 59. Cas du jaune d’acridine, — Nous avons étudié l'influence de la température sur le pouvoir fluorescent de différentes solutions de jaune d’acridine, Comme pour l’uranine, on constate que le pouvoir fluorescent extrapolé eonserve une valeur sensiblement invariable lorsqu'on change la température, Le coefficient d’affaiblissement k éprouve des variations.

Voici en résumé les valeurs de Æ à différentes températures, obtenues en étudiant la décroissance du pouvoir fluorescent de diverses solutions de jaune d’acridine en fonction de la concentration.

Coejficient k relatif au jaune d’acridine en solution à différentes températures

k.10-—3 Solvant ES ee

PR Se RE tee e 2 10,10 9,00 7,30 2,90 Eau-alcool 9 — 0,50 ............... 0,98 0,89 0,76 0,69 ‘| 0,58 me Eau-acétone p — 0,60 ............. 0,64 0,62 0,58 0,54 0,48 PAlCODI Éthique SRE Le sets 6,42 0,45 0,48 0,54 — —

Au voisinage de la température normale, le pouvoir fluorescent des solutions de jaune d’acridine dans l’eau présente une décroissance si rapide lorsque la concentration en matière fluorescente augmente qu’il n’est pas possible de déterminer le coefficient k. Une élévation de température produit une diminution de ce coefficient, ce qui indique que l’association moléculaire doit être considérable. Cette association est très notable dans les mélanges en proportions égales d’eau et d’alcool. Elle paraît encore sensible dans fes solutions alcooliques car l'élévation de température ne produit en définitive qu’une augmentation peu im portante du coefficient X..

$ 60. Cas de la rhodamine B. — Les résultats de cette étude sont fort différents de ceux que l’on obtient avec l’uranine, l’éosine, l’érythrosine, le jaune d’acridine, etc...

: D : | En représentant sur un graphique log, æ, 2 fonction de c, pour chacun des

so/vants et pour diverses températures, on constate que le pouvoir fluores-

cent extrapolé diminue lorsque la température croît. Ce résultat est général et s’observe pour les différentes rhodamines et les divers solvants que nous avons étudiés. Il serait difficile de tirer quelque conclusion des variations relevées sur le pouvoir fluorescent d’une solution de concentration donnée. Au contraire la méthode que nous avons adoptée permet d'examiner séparément la variation . du pouvoir fluorescent extrapolé et du coefficient d’affaiblissement. Les tableaux suivants donnent, dans le cas de la rhodamine B, les pouvoirs

fluorescents extrapolés (*) (le pouvoir fluorescent extrapolé de cette substance dans l’eau à 150 étant pris arbitrairement égal à l’unité) et les coefficients d’affaiblissement k relatifs à différentes températures et à un certain nombre de solvants.

Pouvoir fluorescent extrapolé de la rhodamine B à différentes températures

Po’ + bo Ps do + D Solvant EE D CRE É=—3900 l= 400 = 1502 1 —160° RAI Re Me PT a ar 1,15 1,00 0,60 0,29 Æ 0,10 AICONNÉTRYIQUer EEE EE ee 4532 1,20 0,66 0,33 0,49 — ACÉTODO remercie 1,30 1,20 0,70 0,34 0,22 — Anhydride acétique ......:.......:. 1,30 1,16 0,65 0,30 0,21 0,12

Coefficient d’affaiblissement de la rhodamine B à différentes températures

AO Solvant — CC 2

=—=020 BEL ABC MITA 11500 1—160° 160 DEN ANR MR RM 2,150 | 2,090 1,690 1,290 ee = 2 Eau-alcool 9 = 0,50 ........... 0,175 | 0,167 0,155 0,142 0,130 0,115 == AlcOOlMÉthy que EEE EME RCE 0,080 0,092 0,108 0135 0,200 — — NORD RC Us Lee RS AUS 0,084 0,093 0,104 0,125 0,188 … =s Anhydride acétique ............ 0,081 | 0,089 0,106- | 0,130 0,195 0,255 0,325

En tenant compte des variations des coefficients d'absorption, on peut déduire des résultats contenus dans le tableau 28 qu’à une température donnée le pouvoir fluorescent extrapolé de la rhodamine B a sensiblement même valeur pour les divers solvants étudiés ; mais il diminue lorsque la température des solutions augmente.

Le coefficient d’affaiblissement X% relatif aux solutions aqueuses diminue lorsque la température augmente. Dans les solvants de pouvoir inducteur spécifique peu élevé le coefficient k augmente lorsqu’on élève la température.

$ 61. Conclusion. — En résumé, on constate que : 19 La loi de Francis PERRIN représente bien la variation du pouvoir fluo-

1 À (*] Nous avons montré qu'il s’agit de manière précise de la quantité : Po RTE (S 24) : Po a + b

rescent en fonction de la concentration en matière fluorescente à toutes les températures étudiées;

2° Le pouvoir fluorescent extrapolé des rhodamines diminue toujours lorsqu’on élève la température. Au contraire les pouvoirs fluorescents extrapolés

“des autres matières fluorescentes étudiées restent constants aux erreurs d’expé-

rience près.

30 Le coefficient d’affaiblissement k augmente avec la température pour les solvants de pouvoir inducteur assez faible (alcools, acétone...). Il est vraisemblable que pour les substances dissoutes dans ces solvants l’association est négligeable ; les désactivations induites se produisant entre molécules libres, l’élévation de température qui active la diffusion augmente la probabilité des rencontres entre molécules dissoutes.

40 Le coefficient d’affaiblissement k relatif aux solutions dans l’eau diminue lorsqu'on élève la température. Dans ces conditions, on peut penser que l’extinction de la fluorescence dépend de la présence de molécules associées pour lesquelles une désactivation induite se produit toujours par suite de la proximité

maxima d’une molécule semblable (*). L’élévation de température qui provoque

une dissociation diminue donc la probabilité de désactivation. L’examen des courbes de la figure 26 représentant pour différentes concentrations d’uranine en solution dans l’eau la variation du pouvoir fluorescent en fonction de la température (le pouvoir fluorescent limite étant sensiblement indépendant de la température) indique bien que l’augmentation de pouvoir fluorescent en fonction de la température est d'autant plus accentuée que la concentration en matière fluorescente est plus élevée c’est-à-dire que l’importance de l’association moléculaire est plus considérable.

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE

Page 1