‹ Contribution à l'étude de la Forme paranoïde de la Démence précoceChapitre 25 sur 36 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Dans les antécédents personnels, nous avons tâché de montrer un trouble du caractère, une déséquilibration mentale, un état mental de dégénéré, que l’on peut assimiler à la constitution paranoïaque.

Nos sept malades ont été, dans leur jeunesse, fiers,. orgueilleux, vaniteux, méfiants, irritables, entêtés ou sournois.

Leurs délires contiennent toutes ou presque toutes les variétés d'idées délirantes, depuis l'idée de persécution, la plus fréquente, jusqu’à l’idée mélancolique que nous. avons vue dans les observations V et VI.

Ces idées délirantes, presque toujours associées en plus ou moins grand nombre chez le même malade, nous montrent une des caractéristiques de la démence paranoïde : le polymorphisme des conceptions délirantes.

La maladie a toujours débuté par le délire que nous avons vu se désagréger petit à petit sous l'influence de. l’affaiblissement démentiel.

Nous n'avons pas trouvé fréquemment, disons-le en passant, dans ces observations et dans d’autres non publiées, des idées de damnation et d'influence d'une personnalité étrangère, auxquelles Kroepelin attribuait unesi grande valeur pronostique.

Les interprétations délirantes et les hallucinations, à part l'observation IV, où nous ne les avions pas mentionnées lorsque nous l’avons écrite en vue de sa publication ailleurs, se trouvent dans toutes les autres.

Les hallucinations affectent tous les sens; celles de l’ouïe sont les plus fréquentes.

L'affaiblissement démentiel s’est partout traduit par les quelques petits signes suivants : l'incohérence et le

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