Granite et gneiss (celui-ci peu abondant
18. Contact des roches 1 et 2 avec un gneiss très foncé, riche en biotite. C’est cette association qui forme le barrage le plus important du rapide. Le granite surtout est plus résistant. Aussi tandis que les gneiss se trouvent plus facilement débités par les eaux suivant leurs plans de schistosité, lui seul se trouve simplement polr.
Par contre il apparait plus généralement perforé par des marmites de géants(Pl. XI. 1 et2), car, en raison de son homogénéité, il ne s’effrite pas lorsque la paroi commune des deux marmites devient mince.
À Adjaralales roches sontpolies, mais rarement recouvertes d'un dépôt d'hydrate de fer. Cela tient très vraisemblablement à la vitesse du courant, qui provoque une usure beaucoup plus rapide que ne l’est la formation d’un dépôt chimique.
En résumé on voit que la roche ancienne et aussi la plus abondante dans les affleurements d'Oumkémé et d'Adjarala, est un gneiss à biotite très plissé. Celui-ci est fréquemment traversé de granite qui le larde de filons ou qui s’est épanché par-dessus après en avoir arraché parfois des morceaux qu'il a englobés dans sa masse. D'autre part, le gneiss à amphibole et la diorite sont exceptionnels.
À Adjarala les filons ne présentent pas de direction caratéristique. Quelques-uns d’entre eux ont bien une orientation Nm —80° — E, mais celle-ci n'est point généralisée.
Tous les affleurements rocheux du Mono constituent des accidents notables. [ls donnent tous naissance à des rapides. Celui d'Adjarala (PI. X,2) est de beaucoup le plus important : les eaux qui ne couvrent pas entièrement les roches pendant l’hivernage, acquièrent une force destructive considérable, comme l’attestent la formation des marmites de géants, l'usure rapide et le polissage des roches, et le déplacement de blocs atteignant 2 m. de côté.
B) D'Oumkémé à Dossouhoué.
Le bassin du Mono, d'Oumkémé à Dossouhoué, est formé d'un sous-bassement de roches gneissiques, dont les affleurements, sans intérêt, sont suffisamment nombreux pour qu'on ait la certitude de leur continuité en profondeur. Au-dessus s'étale un puissant revêtement de roches détritiques, dominant de beaucoup la vallée du fleuve ; les eaux y ont creusé des dénivellations étroites, mais à pente très brusque. Au nord, ces dénivellations sont plus largement accentuées et donnent l'impression de petites collines parallèles entre Thoun et Dossouhoué.
OUMKÉME À PARAHOUÉ
La route d'Oumkémé à Parahoué passe tout d’abord sur les alluvions récentes du Mono, au milieu desquelles se trouvent précisément les lits de galets quartzeux provenant du fleuve. A partir de ce point, la formation superlicielle redevient la terre de barre.
À 2 kilomètres environ d'Oumkémé, on rencontre successivement : une association de gneiss et de pegmatite ; puis, un peu plus loin, une pegmatite à gros éléments ; et à 4 kilomètres d'Oumkémé, une pegmatite normale. Toutes ces roches sont très altérées.
À 6 kilomètres environ d'Oumkémé, une dépression importante (25 mètres environ), dont le fond est occupé par un affluent-insignifiant du Mono, a ses deux versants constitués comme il suit :
a) Versant méridional :
3. Grès à ciment ferrugineux, offrant des zones parallèles très fines, formation superficielle analogue au type 2 de Séhoumi.
2. Conglomérat formé de débris de gneiss cimeantés par de la silice. - Les éléments de cette roche sont peu abondants et ils représentent un dépôt d'une faible épaisseur.