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Conglomérat ferrugineux

1. Grès rouge à ciment argileux ayant une tendance marquée à passer à un grès à ciment ferrugineux. Sur le côté septentrional de la colline de Dossouhoué, ce grès n'apparaît du reste plus que comme un grès ferrugineux, dont les nodules sont noyés dans la barre.

Les formations cristallines se retrouvent au pied du versant septentrional de la colline de Dossouhoué. Le gneiss, qui est sans aucun doute la roche dominante, affleure rarement ; il est toujours très altéré. Les pegmatites, au contraire, ont beaucoup mieux résisté à l'action des agents superficiels, sans doute par suite de leur pauvreté en silicates ferromagnésiens, aussi les observe-t-on plus fréquemment. Un peu avant Avégamé il y a un nouveau pointement de gneiss clair à grain fin.

A partir de Dossouhoué, la terre de barre devient de plus en plus rare et son épaisseur est très faible. Elle est remplacée, dans les parties élevées, par le conglomérat ferrugineux, et dans les dépressions, par l'argile noire.

Il ne serait pas impossible que, de même que pour la partie

orientale de la région des Sahoués, les collines comprises depuis Thoun jusqu'au delà de Dossouhoué représentent les restes d’un plateau gréseux analogue à celui des Adjas, mais entamé sur une plus grande surface par les eaux courantes. Le nivellement, relevé en détail, permettra seul de résoudre la question.

Un co

LE HAUT COUFFO

La région du haut Couffo est contiguë à celle du moyen Mono. Je ne l'y ai point rattachée, quoiqu’elle soit très semblable, pour ne point compliquer les descriptions. Elle est bordée à l’est par le plateau d’Abomey ; au sud par la Lama. Au nord, je la limite arbitrairement à Agouma, parce que cette localité, voisine de la source du Couffo, marque le point de départ de formations sensiblement différentes. J'ai peu parcouru cette région que je connais seulement de Houétan au gléta (terrain de cülture) de Sahouamé (cercle d’Abomey) et d'Avégamé à Agouna. Ce sont ces deux itinéraires que j'indiquerai ici.

A) DE HOUÉTAN AU GLÉTA DE SAHOUAMEÉ

Au delà d'Avégamé (1), il existe une dépression au fond de laquelle apparaît un gneiss à amphibole dont les éléments sont très régulièrement orientés N.S., malgré de légères torsions toujours localisées. Ce gneiss apparaît tout d'abord en contact avec des pegmatites, puis en remontant le versant septentrional de la dépression, on le trouve sillonné de veinules de° granfîte porphyroïde, affectant'des directions variables et s'anastomosant entre elles : plus loin, ce gneiss est associé à un autre, à biotite et plus clair, aux éléments également allongés et orientés parallèlement. Ce second gneiss devient prédominant à mesure qu'on

1. I y a dans cette région deux villages portant le nom d’Avégamé, l'un sur la route de Thoun à Agouna, l’autre près de Houétan. C’est du dernier qu'il s’agit ici.

s'avance vers le gléta de Sahouamé, peu éloigné. À cent mètres environ au nord du premier contact de ces deux gneiss, on en trouve un troisième, basique, décomposé en boules, beaucoup plus foncé, et qui contient notamment de la biotite, de l'amphibole et de la pyrite.

Un peu avant le village de Mékouhoué, à flanc de coteau, mais à proximité du sommet, le conglomérat ferrugineux est remplacé par un conglomérat à ciment siliceux analogue à celui signalé sur la route d'Oumkémé à Parahoué.

La région avoisinant le gléta de Sahouamé est formée par des collines allongées et parallèles d'orientation sensiblement N.S. Vers l’ouest, il s'en détache une hauteur isolée ‘assez élevée à laquelle les indigènes donnent le nom de montagne de Tocamé. Le profil de cette montagne est celui d’un dôme gneissique.

Comme la colline où sont installées les cases du gléta, celle qui se trouve immédiatement à l'ouest est constituée par des gneiss qui affleurent d’une facon presque constante. Ceux-ci ont leurs éléments dirigés suivant des lignes rigoureusement parallèles (Nm — 200 — E):ils se prolongent jusque dans la rivière qui occupe le fond du thalweg, entre les deux collines.

A l'extrémité nord de la colline située à l'ouest du gléta coule un ruisseau sur la rive gauche duquel se trouve un pointement de pegmatite à grenat. Les cristaux de ce minéral sont souvent implantés normalement dans les feldspaths. Cette roche est parcourue de filons de quartzau milieu desquels on trouve également des grenats.

Sur cette colline, à même le sol, sont parsemés au milieu des gneiss les petits nodules de carbonate de chaux dontil a été question antérieurement. En venant vers le sud, c'est le premier gisement où le calcaire est en contact direct avec les roches cristallines. On a vu que je considérais la formation de ces nodules comme imputable à la recristallisation de caleite provenant de cipolins dont le gisement aurait été détruit.

B) ROUTE D’AVÉGAMÉ À AGOUNA

Cette route est la continuation normale de celle de Thoun à

Avégamé. On y trouve également un gneiss clair, du quartz filo-

nien etdes pegmatites, notamment à 5 kilomètres au nord d'Avégamé. Moins d'un kilomètre plus loin, le plateau est couronné par une hauteur d'environ 30 à 40 mètres, formée d’une sorte de greisen riche en hématite et en tourmaline noire. L'hématite est souvent altérée superliciellement, et transformée en limonite ; parfois elle à disparu laissant comme traces de petites cavités irrégulières.

A partir de cette hauteur jusqu'à Agodogué, le gneiss et la pegmalite affleurent rarement. On les retrouve au voisinage et dans le lit d'une grande rivière à environ 12 kilomètres au nord d'Agodogué, mais le gneiss y est entièrement kaolimisé.

À partir de 3 kil. au nord de cette rivière, on passe, pendant 2 kilomètres environ, sur du quartz et des pegmatites (pegmatite normale et graphique) celles-ci toujours dominantes. Au milieu d'un affleurement de pegmatite, au voisinage d’un petit ruisseau (1.200 mètres avantle Couflo), les concrétions calcaires sont très abondamment réparties sur le sol ; on les rencontre encore, mais cette fois au milieu de la terre provenant desalluvions d'un affluent du Couffo, à 300 mètres seulement du fleuve lui-même.

Le lit du Couflo, au lieu dit Couffonou, à 6 à 8 mètres de large et3 à 4 mètres de profondeur. Ses berges à pic sont formées de dépôts torrentiels de sables granitiques dont l'allure est la même que celle des sables du Mono.

De Pedagba à Agouna, on observe une succession de dalles gneissiques. C'est sous cette forme désormais que lesaffleurements cristallins se présenterontle plus souvent au nord de cette région.

Le conglomérat ferrugineux recouvre presque constamment le sol dans toute la région décrite, il alterne simplement avec les affleurements de roches cristallines, tandis que les bas-fonds sont le plus souvent tapissés d'argile brune. ; |

H. HUBERT. — Mission scientifique au Dahomey. PSI IE

: Cliché IH. Hubert.

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Au milieu de Ja photographie, « volute de barre » ; plus près de la côte, « volute de plage ».

Cliché H. Hubert.

LA LAGUNE À OUIDAH Au fond, avec quelques cocotiers, le cordon littoral.

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