‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 168 sur 276 · IL · texte numérisé non relu

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celle des filons ; 20 décomposition en boules ; 3° transformation au bas des pentes en conglomérat ferrugineux.

A la faveur des dissociations de ce massif, une végétation ligneuse, peu dense, il est vrai, a pu se développer. Elle atténue encore le profil longitudinal de la chaine, déjà assez doux, tandis que le prolil transversal demeure très escarpé.

Le granite à riebeckite disparaitbrasquementau pied même du massif et il n'est pas possible d'en trouver la trace dans les plaines environnantes. Le seul itinéraire qui permette de voir comment s établit le contact de la roche alcaline avec les affleurements voisins est Le sentier de Fita à Ouissi, où l’on trouve successivement :

A) Au pied de la chaîne de Fita : granite à riebeckite.

B) À 250 mètres de À, microgranite à biotite exclusivement.

C) À 400 mètres de B, microgranite à biotite exclusivement.

D) À 80 mètres de C. — Contact de deux gneiss à biotite qui se rapprochent beaucoup du gneiss granitoïde des Dassas, mais le premier (du côté de Fita) est une roche très rubanée par suite d'actions mécaniques ; le second l'est beaucoup moins. À partir de ce point, on retrouve constamment, dans la direction d'Ouissi, le gneiss granitoide des Dassas.

En dehors de l'intérêt que présente l'existence d'un massif de granite alcalin au Dahomey, il convient d'insister sur son extrème localisation et sur l'éloignement considérable du massif qu'il constitue des quelques régions africaines où ont été signalées antérieurement des roches alcalines, ce qui exclut, quant à présent, toute possibilité de rattacher ce gisement à l'une des provinces pétrographiques spéciales à ce point de vue, parmi celles qui sont déjà connues, comme celle du Tchad, par exemple.

CHAINE DE TCHAGUI

Il est matériellement impossible de traverser la brousse pour aller de Fita à Logozohoué, surtout aux époques où je me suis trouvé dans cette région. Je ne connais donc que la partie septentrionale de la chaine de Tehagui, à proximité du village de Logo-

zohoué.

Les hauteurs qui composent cette chaine sont très peu élevées

(20 à 30 mètres au-dessus de la route de Savalou à Dassas- Zoumé). Elles se prolongent fort loin dans le sud et la distance qui sépare les dernières d’entre elles de celles de Fita n’est que de quelques kilomètres.

Les hauteurs de Tchagui sont constituées par des microgranites, généralement très altérés, et débités en blocs peu volumineux. On y trouve également des filons de diabase, très altérée.

Les microgranites de Tehagui sont localisées aux hauteurs, car, aussi bien dans le lit de la Klou qu'à Logozohoué, on ne rencontre que des gneiss feuilletés, et, d'une facon tout exceptionnelle, un gneiss granitoïde à amphibole banal. A la faveur de nombreuses cassures affectant le microgranite de Tchagui, une végétation ligneuse assez robuste s'y est développée.

AGOUAGON A SAVALOU

A environ À kilomètres 1/2 au nord de Logozohoué, se trouve le village de Mocpa, au pied d'une bosse gneissique d'environ 30 mètres de hauteur. La roche caractéristique est un gneiss granitoïde aux éléments laminés, sans orientation constante ; ils sont assez volumineux à Mocpa, mais leurs dimensions diminuent lorsqu'on se déplace suivant l’une quelconque des directions rayonnantes et l'on passe peu à peu à un gneiss feuilleté. Les enclaves schisteuses, riches en biotite, sont abondantes dans cette localité. En outre, au-dessus du village, un filon de microdiorite, d'environ 40 centimètres d'épaisseur, traverse le gneiss dans lequel il envoie de petits prolongements latéraux en subissant luimême de nombreux rejets.

La roche de Mocpa domine encore entre ce village et Logozohoué ; mais ses éléments sont alors nettement orientés N. S.

Entre Mocpa, Logozohoué et Savalou, les affleurements de gneiss feuilletés, rarement plissés, sont abondants ; au delà de Mocpa, ils sont orientés N. S. À l’Agbado, leur mica dominant est la muscovite. Ils sont parfois sillonnés de filons de quartz et de pegmatite (1).

l. Sur les bords de cette rivière, on trouve également quelques galets de quartz, rappelant ceux du Mono, du Zou et de l'Ouémé.

Entre Mocpa et Savalou il faut encore noter, au-dessus de gneiss et dé pegmatites, des concrétions calcaires analogues à celles signalées précédemment.

Entre Mocpa et Agouagon, les gneiss affectent une orientation Nm — 20° — E. En même temps, le quartz devient abondant. À la Klou, le gneiss à plutôt l'aspect d'un granite, mais il est trop altéré et trop rare pour qu'on puisse établir un diagnostic certain.

Partout ailleurs on a surtout affaire à un gneiss feuilleté, dont les blocs prennent l'aspect de muraille verticale après la rivière appelée Trantran sur la carte de M. Godel. Dès qu'on à atteint la plateforme du chemin de fer, le gneiss granitoïde de la région d'Agouagon reparait.

On notera que sur la route de Mocpa à Agouagon on ne retrouve pas trace des microgranites de Tchagui.

La route de Savalou à Agouagon traverse de nombreuses rivières qui prennent naissance plus au nord; le sol est fréquemment recouvert par leurs alluvions.

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