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ÉTAT HYGROMÉTRIQUE

Dans leurs grandes lignes les variations de l'état hygrométrique sont également faciles à prévoir. Celui-ci sera beaucoup plus élevé au sud qu'au nord et pendant l'hivernage que pendant la saison sèche. Pour un même point, il sera également beaucoup plus élevé aux heures les plus froides de la, journée qu'aux heures les plus chaudes. Par conséquent, la connaissance de la position géographique d’un lieu, des températures qu'on y observe et des pluies qui y tombent permettra de savoir dans quelle mesure varie l'état hygrométrique.

Il est à remarquer que tous les facteurs que nous avons envisagés Jusqu'à présent (température, vents, pluie, etc.) ontpour origine de leurs variations la position du soleil dans le ciel ; c’est la raison de leur régularité et de leur retour périodique. De même qu'ils dérivent les uns des autres, ils s’entretiennent tous par la suite, ce qui est une condition de leur équilibre.

DISCUSSION DES CHIFFRES RECUEILLIS La Température.

Nous avons à considérer maintenant la facon dont se comportent, dans chacun des postes précités, les variations diurnes, saisonnières et annuelles de la température.

Au point de vue comparatif, les tables consultées sont loin d'avoir une égale utilité : les observations quotidiennes, prises à des heures différentes, ne sont pas comparables entre elles et l'étude des moyennes générales donne des indications insuffisantes sur les climats. Ces moyennes sont du reste en trop petit nombre, et elles sont trop souvent identiques sans pour cela correspondre à des variations égales. Ainsi les moyennes de mars 1906, pour les quatre postes considérés, sont :

INIST OVER er A OR Ne: de 31° CASA TOUS OUEN UE. EN AE 30° PARA OMR RER ER ET RE à 2803 POPONOVO Ter Par rec Uen 30°1

Ces chiffres, qui sont assez voisins les uns des autres, se rapportent aux variations de températures suivantes :

Minimum Maximum Minimum Maximum absolu absolu moyen moyen INIAHIS VE TE. 175 45°3 20°2 4109 Ouagadougou. 19° A5 22°8 . 3703 Parakou vi" 13° 40° 173 3903 Porto-Novo . 2292 3103 2408 3919

Hubert

La moyenne mensuelle ne donne donc aucune idée de la différence du climat, puisque celle des deux premières stations est plus élevée que celle de Porto-Novo, avec dés minima sensiblement inférieurs, et que Parakou, qui à une moyenne inférieure à celle de Porto-Novo, a des maxima notablement plus élevés.

Pour des raisons analogues, les recherches effectuées d’après les extrêmes absolus sont destinés à demeurer stériles. Il est bon de tenir compte de ces chiffres, mais on ne peut leur attribuer une valeur trop générale, parce qu'ils sont dus, le plus souvent, à des perturbations locales et de peu de durée.

Aussi, pour traduire les variations de températures observées dans chaque poste, y a-t-il grand intérêt à considérer les moyennes des minima et des maxima pour chaque mois. Untel procédé qui serait sujet à discussion pour une région tempérée l'est beaucoup moins pour les pays tropicaux, parce que, pendant une durée assez longue, les extrêmes absolus varient très peu. Afin de prévenir toute critique au sujet de l'emploi de ces moyennes de températures extrèmes du mois, j'ai indiqué, dans les tableaux I et IT l'écart le plus grand qu'on avait constaté entre les maxima et les minima absolus extrèmes de chaque mois en 1906 et la moyenne des minima etdes maxima pour le même temps. Ces tableaux se rapportent à Porto-Novo et à Niamey, qui sont les deux stations extrèmes de la colonie, c'est-à-dire celles entre lesquelles les différences sont les plus grandes.

Pour Porto-Novo, la valeur des températures extrêmes varie très peu par rapport à la moyenne de tous les extrêmes du même mois, puisque, pour un cas seulement, on trouve une différence supérieure à 6°, et que plus des 3/4 de ces différences n'atteignent pas 3° en plus ou en moins. Pour les chiffres de Niamey, les valeurs sont sensiblement plus élevées, mais cependant aucune n atteint 10°, chiffre approché exceptionnellement. L'important était surtout d’être fixé sur la valeur des erreurs possibles, mais il demeure vrai que, comme les extrêmes absolus sont des chiffres le plus souvent anormaux, la moyenne des extrêmes d'un mois donne une idée très précise de l'ensemble des extrèmes de ce mois. On remarquera enfin que la division pratique du

calendrier, ne correspondant, pour le début de chaque mois, à aucun fait d'ordre astronomique, est parfois gênante pour grouper des périodes qui normalement devraient être réparties autrement.

Ces moyennes des extrêmes d’un même mois vont permettre de déterminer les variations saisonnières, qui sont les plus importantes car elles sont les plus caractéristiques d'un climat.

L'étude des variations saisonnières m'entrainera à donner accessoirement des indications sur les variations diurnes locales.

Enfin les variations annuelles seront discutées, en groupant l’ensemble des chiffres recueillis depuis une dizaine d'années. Cela viendra montrer la valeur des théories émises, puisque celles-ci ne sont susceptibles d'être prises en considération que si leur généralité est démontrée.

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