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Gneiss à biotite (Nm — 209 — KE

11. Gneiss à biotite venant buter contre le précédent (Nm — 55° — W).

12. Gneiss à biotite, d'orientation variable (Nm — 20° — W à Nm — OR E

13. Pegmatites d'orientation variable (Nm — 10° — W àäNm — 30° — W).

4%. Gneiss orienté Nm — 40° — W à Nm -- 5 — E.

15. Taleschiste, décomposé en boules au pied des pentes, et couronnant le sommet du plateau à son extrémité septentrionale. Selon toute vraisemblance, cette roche provient de la décomposition d’amphibolites. La présence du tale n’est pas exclusive, on y trouve aussi de la biotite.

16. Amphibolite, se présentant à flanc de coteau, à l'extrémité septentrionale du plateau.

17. Grès à ciment siliceux, vitrifié, formant le revêtement régulier du plateau. Il est surmonté de conglomérat ferrugineux riche en hématite.

Dans la direction de Fongovéna, au delà du rebord septentrional du plateau, on rencontre une nouvelle hauteur, dont l’extrémité méridionale est contournée par le sentier. Cette hauteur, orientée N S. et mesurant une quarantaine de mètres, est constituée par des gneiss à deux micas traversés de pegmatite graphique. À 500 mètres plus à l'ouest, les grès siliceux affleurent dans la plaine, puis ce sont des quartzites et, de nouveau, des grès à deux kilomètres à l’ouest des précédents. Ceux-ci, toujours à ciment siliceux, vitrifié, couronnent une nouvelle hauteur, dont la base est gneissique ; du conglomérat ferrugineux à hématite domine le tout.

Le reste du sentier, jusqu'à Dunkassa, permet d’apercevoir d'une façon constante des gneiss granitoïdes traversés de très nombreux filons de pegmatite.

À proximité de la rivière Ouéna, on constate la présence de gneiss œillé, traversé par un granite : le contact des deux roches

s'effectuant soit suivant des directions rectilignes, soit suivant des directions sinueuses, qui montrent le gneiss comme déchiqueté. Puis l’ensemble est traversé de nouveau par des filons de pegmatite normale, assez étroits, et de pegmatite graphique, plus développés, les uns etles autres affectant une direction très voisine du nord vrai.

Le granite se rencontre encore assez abondamment aux environs de Fongovéna jusqu'au voisinage de la dernière hauteur gréseuse signalée précédemment. Quant aux grès, ils finissent définitivement à 2 kilomètres à l'ouest de cette même hauteur.

Dunkassa à Bessaroupérou.

La portion de route comprise entre Dunkassa et Bessaroupérou est surtout marquée par des formations argileuses, et comme elleest bien irriguée, elle acquiert, lors des pluies, un faciès marécageux particulier, typique des régions granitiques ou gneissiques. On n'y trouve, comme roches en place massives, que de la pegmatite et du granite au voisinage de Dunkassa ; du quartz, des talcschistes (provenant dela décomposition d'amphibolites) et du granite àgrain fin à proximité de Bessaroupérou.

Le relief des environs de Bessaroupérou est beaucoup plus complexe que le représentent les cartes actuelles. Il consiste en une série de vallonnements successifs, peu importants, qui précisent le cours des rivières et présentent une orientation très voisine de la méridienne. On trouve en outre plusieurs petites hauteurs à quelques kilomètres les unes des autres, disposées suivant une ligne droite orientée Nm — 50° — E; elles sont exclusivement constituées par du conglomérat ferrugineux.

Les roches rencontrées entre Bessaroupérou et Bégou sont : des gneiss feuilletés à Bessaroupérou ; des taleschistes à environ 1.500 de Bessaroupérou (ils forment ici une petite hauteur à proximité de laquelle on trouve de la pegmatite et du quartz) ; des granites à grain fin à 4 kilomètres de Bessaroupérou et à la rivière qui passe à Bégou ; des aplites à 3 kil. de Bessaroupérou ; des gneiss granitoïdes (assez rares), à 6 kilomètres de Bessaroupérou, orientés Nm — 50 — E ; enfin, sur toute la route, de nom-

breux filons de pegmatite (pegmatite normale, pegmatite graphique).

La région marécageuse se poursuit jusqu'à la Bouly ; on n'y trouve plus guère que du quartz filonien, les autres éléments ayant été décomposés ou se trouvant masqués par les argiles superficielles et le conglomérat ferrugineux.

Région de Sinendé.

Au delà de la Bouly commence la région de Sinendé. Je donne ce nom au pays accidenté marqué par les villages de Béroubouay, Bembéréké, Fo et Lougou. On y remarque trois types d'accidents :

1° Les monts d'Ouénoubérou ;

20 Les dômes gneissiques de l’est ;

3° Les hauteurs de conglomérat ferrugineux.

MONTS D'OUÉNOUBÉROU

Les monts d'Ouénoubérou forment une chaîne dedirection rectiligne, ayant une vingtaine de kilomètres de longueur sur 2,5 à 3 de largeur (Fig. 34). Elle est composée : par une série de dômes étroits mais assez élevés entre Saoré et le Gando (1) de Saoré ; par unearête unique, mais assez large entre Bembéréké et Ouari ; puis, un peu au nord d'Ouari, par deux séries de lignes de hauteurs presque parallèles, laissant entre elles une vallée d'un kilomètre de large à partir d'Ouogou. Le point culminant, entre Ouari et Ouénoubérou atteint bien 130 mètres au-dessus de la plaine. Tous ces accidents ont la même orientation (Nm — 25° — E;). Leurs versants latéraux sont très abrupts.

Dans toute cette chaîne, que j'ai traversée trois fois et que j'ai parcourue pendant plusieurs jours, je n’ai trouvé que trois minéraux : le quartz, la tourmaline noire, la muscovite : leur association fait croire à des roches différentes si l’on considère des échantillons recueillis en des endroits où l’un quelconque des éléments est dominant. Comme tous ces minéraux sont orientés dans

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