‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 184 sur 276 · Gneiss à grain fin · texte numérisé non relu

Gneiss à grain fin

Le lit de la rivière est tapissé de roches analogues, mais celles-ci ne donnent pas naissance à des rapides parce que leur direction est la mème que celle du cotrant. Celui-ci est normalement déjà impétueux. Il a entamé profondément les berges, qui sont à pic, notamment sur la rive gauche, cependant protégée par un revêtement superficiel de conglomérat ferrugineux.

Toute la région comprise entre Kandi et l’Alibory contient en très grande abondance des petits nodules de calcaire, généralement disséminés au milieu de l'argile provenant de la décomposition de la roche dominante de la contrée. Ces nodules sont surtout abondants au village de Songpari, entre Songpari et Tissarou, entre Sabounbourou et Nanorogorou et sur la rive gauche de l'Alibory. Les dimensions de ces nodules ne dépassent pas 4 centimètres, longueur qu'ils atteignent rarement. J'ai recueilli également sur la même route du sable riche en hématite et des grenats almandins dans le lit de l'Alibory.

Je n'ai pas visité la région de Banikoara qui forme un ilot assez isolé au delà de l’Alibory. M. l'Administrateur Duranthon, à l'inépuisable obligeance duquel j'ai si souvent fait appel, a bien voulu me communiquer les renseignements suivants : « La partie habitée est un vaste plateau, où l'on rencontre un peu partout des blocs granitiques (1) d'une faible hauteur. Le terrain est coupé, raviné ; c'estune région très accidentée, mais il n'y à pas de montagnes. Une ligne de crêtes parallèles aux vallées de l'Alibory et de la Meckrou est bien dessinée ; elle est formée de blocs granitiques (1) ». Toutes les roches qui m'ont été rapportées de ce pays sont des gneiss assez analogues à ceux de Kandi. La région de

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