‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 192 sur 276 · Béri : grand. Koko : pelit · texte numérisé non relu

Béri : grand. Koko : pelit

quartz et de pegmatite. Enfin, mais très rarement, j'ai pu m assurer de la présence de micaschistes.

Le gneiss granulitique apparaît à proximité de l'Afon (branche maitresse de l'Ouémé) au pied même du massif ; il est fréquemment associé à du quartz filonien. Les gneiss (feuilletés) se retrouvent encore en abondance entre Tannéka-Béri et Pabégou, et entre ce dernier village et Djougou.

La direction générale des hauteurs de Tannéka est d'environ Nm — 500 — E et les quartzites eux-mêmes, dans les points où ia trace de leurs joints est visible (1), ont une orientation assez voisine (Nm — 60° — E).

Entre Tannéka et Dori, le sol est très abondamment recouvert de conglomérat ferrngineux, au milieu duquel se rencontrent fréquemment du quartz filonien (hyalin parfois), du rutile et de la tourmaline noire.

La route entre Dori et Birni longe très vaguement une ligne de hauteurs dont elle gravit un des derniers contreforts un peu avant Tassigorou. Aussitôt après, une nouvelle ligne de hauteurs, très oblique par rapport àla direction suivie, s'avance de nouveau vers l'ouest : on la franchit également avant d'arriver à Birni. Après quoi seulement le massif devient compact.

Ces accidents ont la même constitution minéralogique que lesmontagnes de Tannéka, maisles roches sontheaucoup plusaltérées, débitées en petits fragments et souvent masquées sous le revêtement de conglomérat ferrugineux. Les hauteurs au-dessus de Birni affectent déjà une allure escarpée. Les quartzites y sont peu redressés, mais débités en fragments peu volumineux et très plats.

Entre Birni et Nioro, j'ai suivi en partie une ancienne route

4. J'aurai souvent l’occasion d’indiquer l'orientation des quartzites. On sait que ces roches sont formées de lits parallèles peu développés groupés en assises plus ou moins puissantes. L'orientation que je donne est celle de la trace de ces lits parallèles sur le plan horizontal : elle ne devient évidemment visible qu'après redressement suffisant des coudes. Elle est rendue généralement nette parce qu'elle coïncide avec celle des assises elles-mêmes, et facile à suivre à cause du sillon profond marqué par les joints. Elle est en outre généralement parallèle aux chaînons. :

présentant l'avantage de traverser le lit des rivières assez loin de leur source et permettant ainsi de reconnaitre, grâce à leur travail d'érosion, la constitution du sous-sol. Cette route passe dans une partie très vallonnée et fort boisée, de sorte qu'on se trouve subitement ramené à proximité des chainons principaux sans avoir pu les repérer dans toute leur longueur.

Les points les plus intéressants de ce parcours sont : les deux premières rivières après Birni (où l'onrencontre en place des gneiss, des pegmatites à muscovite très laminées, et du quartz filonien) et le gisement situé à environ 4 kilomètres avant Nioro. Ici les quartzites sont quelquefois légèrement redressés. Ils sont traversés de plusieurs séries parallèles de micaschiste typique, très laminé. Ces roches, dont les plans de schistosité sontorientés Nm — 7° — W,sont très redressées (pendage 34°). Elles contiennent des quartz glanduleux etprésentent des phénomènes de torsion remarquables. On y trouve aussi en grande abondance de la tourmaline noiré, aux éléments également tordus, courbés, parfois brisés en plusieurs endroits. Partout ailleurs le quartz filonien domine au milieu du conglomérat ferrugineux, où le rutile n’est pas rare. L'association des quartzites et des micaschistes est à citer en ce point (PI. VE, 2).

La hauteur au-dessus du Nioro est un chaïnon indépendant du massif principal, son sommet est couronné de piliers de blocs superposés d'allure horizontale, et une partie des assises inférieures n'a pas été dérangée de sa position originelle.

Par contre, sur une grande étendue, et jusqu'au voisinage du sommet, les assises ont été redressées sur une certaine épaisseur, atteignant un pendage de 50° (PI. VI, 1): Le redressement aussi prononcé d'une telle masse écarte tout autre hypothèse que celle des actions tectoniques. Il est utile de le rapprocher du redressement des micaschistes signalés plus haut et rencontrés à une faible distance.

Dans toute la région voisine de Nioro, le sol est constamment recouvert de plaques de quartzites débitées par l'érosion, accumulées en très grand nombre les unes sur les autres sans qu'aucun élément détritique les recouvre. Ces plaques, qui créent de grosses difficultés pour la marche, rendent souvent les recher-

ches impossibles en raison de leur quantité énorme au-dessus de la roche en place.Un tel faciès d'érosion est malheureusement régulier sur la plupart des versants du massif (Pl. VI, 2; AVI, 1, 2).

Nioro et Kouandé sont au pied de deux chainons parallèles — toujours constitués par des quartzites — entre lesquels les imicaschistes apparaissent en abondance.

A Maka, on retrouve toujours les quartzites micacés (à grenat et à tourmaline), associés à des micaschistes, des tourmalinites et du quartz filonien.

Entre Maka et Guilmaro, la route passe, assez loin de la partie montagneuse, sur du conglomérat ferrugineux dans lequel se trouve quelques fragments de quartzite et surtout du quartz filonien. Un peu après Guilmaro, la montagne reparait assez escarpée et couverte d'éboulis jusqu'à Lambounti, où un certain nombre de chainons cessent brusquement. Immédiatement après Lambounti, vers Firou, on traverse trois de ces chaïnons dont la largeur totale n'est pas de deux kilomètres (Fig. 37). On y trouve les mêmes roches(quartzites, micaschistes, gneiss, pegmatites ayant subi des actions mécaniques considérables ; elles possèdent une orientation d'environ Nm — 60° — W et sont sillonnées de filons de quartz. J yairecueilli, exceptionnellement, un grès très altéré traversé de petites zones micacées parallèles, qu'il faut considérer comme un accident. Au delà de Boro, on passe plusieurs fois sur des vastes espaces recouverts de conglomérat ferrugineux très compact, déjà signalés, dont la surface est comme vernissée, et sur laquelle quelques arbrisseaux seulement poussent avec difficulté.

À Firou, la montagne est très abrupte ; fréquemment les blocs de quartzite, très volumineux, surplombent au sommet. Ils sont horizontaux et certains d'entre eux sont parfois débités par l'érosion de manière à permettre l'ascension de la hauteur par de véritables escaliers naturels (PI. IT, 1). Les quartzites se décomposent en certains points au milieu de la hauteur en un grès friable, au milieu duquel on rencontre en grand nombre de petites couches d'hématite micacée.

Au delà de Firou, plusieurs chaînons cessent brusquement, mis la chaîne se continue néanmoins vers le nord. Je crois que de ce côté elle n'a pas encore été suivie,

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