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DÉPOTS DE FLEUVE

Mais l'hydrate de fer peut encore simplement former une couche plus ou moins épaisse sur des roches déjà existantes. C'est ce qui à lieu surtout dans les fleuves où les roches se trouvent immergées dans un bain contenant en suspension un peu d'hydrate de fer. Celui-ci peut se déposer lentement et régulièrement à la surface des roches, les recouvrant d'un véritable vernis.

J'ai montré autrefois (1) que les différentes colorations, qui peuvent passer du rouge brun foncé au rouge brun très clair sur un même échantillon, dépendent avant tout de l'orientation des différentes surfaces de la roche : celles qui sont situées vers l'amont recevant nécessairement un dépôt beaucoup plus important que celles situées vers l'aval et les différences de coloration ne provenant que de différences d'épaisseur de la couche d'hydrate de fer.

J'ai pu constater l'exactitude de cette théorie au cours de mes déplacements sur le Niger, notamment à Ourou, où la couche d'hydrate de fer atteint plusieurs centimètres. La coloration varie encore d'une roche à une autre, en raison de la facilité plus ou moins grande avec laquelle le dépôt peut se faire (influence de la grosseur du grain notamment). Les différences de coloration ne sont surtout appréciables que lorsque les roches ne sont pas constamment recouvertes par les eaux : celles qui sont toujours immergées ne tardant pas à recevoir un dépôt uniforme (2).

1. H. Huserr. Sur quelques roches provenant des rapides du Niger (Bull. Mus. hist. nat. Paris, 1903).

2. MM. Lortet et Hugonnecq ont indiqué autrefois (C. R. Ac. S. CXXXIV,

pp. 1091-1092), au sujet de vernis noir analogue se formant au-dessus de

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