‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 53 sur 276 · NODULES FERRUGINEUX · texte numérisé non relu

NODULES FERRUGINEUX

Sans pour cela qu'il y ait formation de conglomérat ferrugineux, on peut constater en plusieurs points l’individualisation du fer en petits nodules dont la grosseur va de celle d’un pois à celle d’une noix. On trouve ces nodules au voisinage de la surface, surtout au milieu de dépôts argileux, comme les terres rouges qui surmontent les roches en place, ou comme les argiles grises du Gourma. Ils sont dus à des phénomènes de concentration moléculaire analogues à ceux qui ont été signalés pour les nodules calcaires, et — ce fait est important — pas nécessairement au milieu

. de roches meubles où le fer est déjà décelé par une coloration rouge.

roches du Nil, que le dépôt en question élait de l’oxyde de manganèse, résullant de l’altération de minéraux manganésifères des roches sous-jacentes. Or ici, c’est bien en présence d'hydrate de fer qu’on se trouve.

D'autre part, l'interprétation donnée par ces auteurs n'est pas applicable aux roches du Dahomevy. L'hydrate de fer est bien en dissolution ou en suspension dans l’eau. En effet :

40 Dans une même roche, le dépôt peut être inégal sur deux surfaces de tous points identiques, mais ayant une orientation différente par rapport au courant.

2° Sur deux roches de composition minéralogique très différente, mais placées dans des conditions d'orientation identiques, le dépôt est souvent égal, même si l’une d’elles est très pauvre en fer (aplites).

30 Il est toujours plus important du côté de l’amont que du côté de l'aval et toujours plus grand sur les roches toujours immergées.

40 Rien ne s'oppose à ce que l'hydrate de fer soit en dissolution dans les eaux d’un fleuve, puisqu'il est bien en dissolution dans les eaux superficielles qui contribuent à former le conglomérat ferrugineux.

LIMONITE PISOLITIQUE

La limonite pisolitique, que j'ai déjà eu l'occasion de signaler (1) dans ces régions, occupe une grande étendue sur les bords du Niger, au moins de Gaya à Kendadji. Contrairement à M. Chudeau (2), je ne la considère pas comme un produit de décaleification, parce que les indices de présence de calcaire dans ces régions sont nuls. C'est d'ailleurs une formation assez ancienne dont on n'a pas à s occuper ici.

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