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LAGUNES, LACS ET MARAIS

Tout le long du littoral dahoméen, les fleuves se jettent dans des lagunes bordant la côte d’une façon presque continue, et ne communiquant avec la mer que par des ouvertures fort étroites (une seule permanente au Dahomey).

En même temps que ces lagunes s’individualisaient, les échancrures de la côte ancienne, isolées par le cordon littoral, se sont

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transformées peu à peu en lacs importants : lac Ahé, lac Nokoué, lagune de Porto-Novo.

D'autre part, il y a, dans l’intérieur, des espaces fort étendus sans écoulement direct : ils forment, à la saison des pluies, d'immenses marécages. Les plus importants se rencontrent dans le Gourma, de part et d’autre de la route Diapaga-Fada N'Gourma et au sud de Diapaga (marais de Kodjar).

Il existe également dans le sud une zone marécageuse importante. Elle traverse toute la colonie d'est en ouest, depuis le pays des Hollis jusqu'au lac Toho. Dans sa partie centrale on la désigne sous le nom de Lama. Elle possède plus de 100 kil. de développement avec une largeur moyenne de 15 kil. La formation des marais est surtout due à une dénivellation brusque, dans des conditions telles que le drainage est rendu à peu près impossible.

Enfin, le long des fleuves (Niger notamment) il y a souvent des marécages plus où moins importants dus aux débordements annuels (1).

4. Au Dahomey on désigne volontiers les cours d'eau peu importants sous le nom de marigotis. Je n’emploierai ce mot que pour désigner des marais allongés, à pente très faible, et susceptibles de coopérer, en saison des pluies, au drainage d'une région. Leur aspect rappelle beaucoup celui des cours d’eau, mais ils en diffèrent par leurs berges adoucies et par leur largeur exagérée, relativement à leur débit. Les eaux y demeurent stagnantes pendant une grandé partie de l’année.

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