‹ Contribution à l'étude de la glande pinéale ou épiphyseChapitre 39 sur 71 · ÉTUDE HISTOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE HISTOLOGIQUE

Au point de vue cytologique, la pinéale a été étudiée par beaucoup d'auteurs, aux opinions rarement concordantes, et on peut dire que sur ce point comme sur les autres, l’accord est loin d’être réalisé.

Au cours de nos recherches, qui nous ont amené à pratiquer des coupes par centaines, il nous a été permis de constater certaines particularités que nous allons exposer ci-après, tout en rappelant brièvement, afin de les situer, la constitution histologique habituelle de l’épiphyse.

MÉTHODE D'ÉTUDE. — Parmi le grand nombre de glandes récoltées, nous avons toujours fixé aussitôt, aux fins d'étude histologique, celles qui présentaient une altération quelconque ou qui semblaient quelque peu aberrantes par un point ou un autre.

Nous n'avons utilisé que du matériel très frais, « vivant », les glandes étant plongées dans le liquide conservateur, entières et encore chaudes, quelques secondes après leur prélèvement sur des animaux venant d’être mis à mort.

Lorsque le prélèvement s’avérait délicat (fœtus très jeunes par exemple), nous avons toujours préféré enlever d’un bloc toute la région épiphysaire, comprenant la glande et ses connexions intactes.

Pour la fixation des pièces, nous avons essayé le Bouin, le Zenker, le Zenker-formol, etc., mais le maximum de satisfaction nous a été fourni par le formol neutre physiologique obtenu de la façon suivante

Aldéhyde formique à 40 92,21 eee 150 g.

Sel Mar: 352 A PEER REERE ee 8 g.

Eau distilléer fe mme ee RER RECEES 1.000 g.

Cette -solution étant maintenue toujours rigoureusement neutre par la présence dans le fond du flacon d’un fragment de craie de Champagne (carbonate de chaux) destiné à neutraliser, dès sa formation, toute trace d’acidité (acide formique par exemple). C’est le fixateur, admettant la plupart des procédés de coloration, qui nous a semblé le moins brutal, celui qui respectait le mieux les éléments délicats des pièces qui lui étaient confiées.

Après une fixation suffisante (24 à 48 heures) mais pas trop longue (pas plus de quelques jours) les pièces sont déshydratées par plusieurs passages à l’alcool absolu et plongées dans des bains renouvelés de xylol.

Après quoi elles sont incluses dans des blocs de paraffine par l’étuve à 600.

Nous avons suivi en somme la plus classique des méthodes histologiques de préparation. Il en a été de même pour la coloration.

Indépendamment des méthodes spéciales (MALLORY, WEr- GERT, etc.), nous nous sommes arrêté aux suivantes :

Fuchsine d’Altmann avec différenciateur à l’acide picrique,

Hémalun-éosine,

Hémalun-érythrosine-safran,

Hématoxyline-alunée-ferrique.

La méthode qui nous a toujours donné les meilleurs résultats et que nous avons le plus souvent employée est la méthode de Paray, dont la technique a été tout récemment décrite (1).

(1) Dr R. Paray : Une nouvelle technique de coloration trichromique pour lhistologie. Bulletin d’histologie appliquée, n° 10, décembre 1934, pp. 408-409.

Cette méthode est la suivante :

Fixation au Bouin, Zenker, Helly, formol physiologique, etc., sauf les vapeurs osmiques qui ne donnent de bons résultats que $i l’action est de courte durée.

Inclusion à la paraffine comme d’habitude, puis :

Colorer :

a) Cinq minutes dans l’hémalun de Masson (porter à l’ébullition 100 cc. d’une solution saturée d’Alun de potasse et y jeter 0 gr. 20 d'Hématéine:;

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