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marquée pour la peau, les muqueuses, les viscères. Ce qui semble prouvé pour ces auteurs :
1° Par ce fait que la syphilis débute et évolue chez les futurs syphilitiques nerveux de façon insidieuse. Fournier n’avait-il pas déjà dit : « les paralysies générales succèdent d’une façon très habituelle, quasi constante à des syphilis de modalités bénignes » ;
2° La syphilis nerveuse, autrefois inexistante chez les indigènes aux colonies, s’y rencontre de plus en plus à mesure que la civilisation progresse ;
3° Il existe des syphilis nerveuses conjugales et familiales. Suivent quatre observations d’association Paralysie générale et paralysie générale, une chservation, paralysie et tabès ; Enfin :
4° On connaît des observations classiques de syphilis nerveuses contractées à la même source.
En dehors de ces arguments, MM. Levaditi et Marie s’appuyaient sur de multiples expériences de laboratoire.
Avant inoculé en série des animaux (lapin en particulier), les uns avec la sérosité provenant de chancres syphilitiques (virus dermotrope), les autres avec le sang des paralytiques généraux arrivés à un stade plus ou moins avancé de leur évolution (virus neurotrope), ils avaient finalement constaté que :
a) L’inoculation, courte pour le virus dermotrope, est très longue pour le virus neurotrope.
b) Les lésions produites au point d’inoculation (serotum) diffèrent beaucoup.
1° Avec le virus dermotrope on a des lésions macroscopiquement ulçéreuses, croûteuses, indurées, avec au microscope infiltration et endartérite très marquées ; on trouve le tréponème dans les couches profondes :