HISTORIQUE
On avait observé depuis longtemps que plusieurs individus contaminés à la même source d'infection voyaient par la suite la syphilis évoluer chez eux de la même façon pour aboutir à des accidents terminaux identiques.
Cette constatation avait été faite en particulier pour quelques étudiants contaminés le même jour par la même femme et morts tous de paralysie générale : fait célèbre, aujourd’hui quasi-classique. Par la suite, un certain nombre d'observations du même genre furent rapportées. L'idée devait naître un jour qu'il existe des races distinctes de tréponèmes donnant des syphilis différentes dans leur traduction clinique, leur évolution et leur pronostic.
Deux auteurs ont spécialement attaché leur nom à l’étude de ce problème : MM. Levaditi et A. Marie.
L’exposé de leurs recherches publié dans les Annales de l'Institut Pasteur (1919. Tome 33, n° 11, page 74), s’y trouve ainsi résumé :
IL existe un virus dit « neurotrope » qui se fixe avec prédilection sur le système nerveux, par opposition à un autre virus dit « dermotrope » dont l’affinité est surtout