‹ Contribution à l'étude de la grenouillette sus-hyoïdienneChapitre 40 sur 47 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Forme insolite de grenouillette sublinguale et sus-tyoïdienne. (Gosselin) Spindler. Thèse Paris, 1898-1899).

11 s’agit d'une jeune femme qui porte une petite tumeur sublinguale reposant sur le plancher buccal et continuée par une poche transparente à travers laquelle on devine la présence d’un

liqüide. La lumeur est indolente, molle et un peu fluctuante.

LT M Le début remonte à 2 ou 3 ans. Mais le volume varie assez fréquemment parce que de temps en temps la poche s'ouvre et laisse couler une substance épaisse el visqueuse comme du blanc d'œuf et parfois colorée en rouge par le mélange de quelques goutles de sang.La malade a remarqué que cela se vidait surtout pendant les repas, sous l'influence des mouvements de mastication.

Cette tumeur ne peut être qu'une grenouillette ; outre la. tumeur sublinguale, nous trouvons une autre tumeur sous-maxillaire, sus-hyoïdienne. Dans cette région on trouve un gonflement très notable avec tumeur arrondie, consécutive à la pre-

Piste) qui a surtout augmenté en un mois. Elle est indolente, fluctuante mais incomplèlement.

Il s’agit l’un kyste. Est-ce une coïncidence ou bien cette tu-

meur ne fait-elle qu’un avec la grenouillette cublinguale. En recherchant si la fluctuation se transmet de la région buccale à la région Sus-byoidienne, on a cette sensation, mais peut-être s'agit-il seulement d’un déplacement de la tumeur sur les muscles mylo-hyoïdiens intermédiaires.

OBSERVATION RNFEI A

Grenouillette subHnguale correspondant avec un kyste séreux sus-hyoïdien. (Gosselin. Bull. de la Soc. de Chirurgie et th. Cadiot. Paris, 1879)

Il s’agit d’un homme de 29 ans entré dans le service de

M. Gosselin. Il y a 3 ans qu'il est atteint de l'affection‘ pour laquelle il entre à l'hôpital et qui a consisté dès le début en une

tuméfaction de la région sus-hyoïdienne ; à aucun moment

EAST. SALES il n’a remarqué de tumeur sous la langue. Une prémière ponction de la poche, non suivie d'injection, ne l’a pas empêché de se remplir de nouveau, Le malade affirme qu'à certaines époques elle aurait totalement disparu pour reparaîlre ensuite.

La tumeur actuelle est régulière, arrondie, limitée en avant

et latéralement par le bord inférieur du maxillaire et se perdant ,

en arrière au-devant du larynx. Son volume est celui d'une moitié d'orange; aucune altération de la plaie, la tumeur est très molle, fluctuante sur le plancher buccal pas de tumeur saillante, wais la muqueuse est un peu tendue. On n'y percoil pas de fluctuation lorsqu'on prend la tumeur extérieure. Mais on sent derrière la symphyse du menton une seconde tumeur, grosse comme une noix, tendue, rénitente. Si l’on presse un peu fortement cette tumeur elle se vide et le liquide qu’elle renferme vient proéminer sous la muqueuse buccale qu’elle soulève. Aucun signe fonctionnel.

Une ponction faite par la région sus-hyoïdienne fait sortir un liquide jaune tenant en suspension des grains à reflet métallique qu'on reconnaît être des grains de cholestérine. On y constate en outre des globules muqueux assez nombreux et hérissés de prolongements cylindriques remarquables.

Lavages à l’eau tiède, ensuite injection iodée et compression. Peu à peu la tumeur située derrière la symphyse disparaît gra-

duellement,

PEN CAE

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