Tillaux Anaiomie topographique, p
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Si maintenant nous étudions rapidement plan par plan, les différentes couches qui la constituent, nous trouvons, en allant de la superficie vers la profondeur :
1, La peau;
2 Le muscle peaucier dont les fibres se dirigent obli- : quement en bas et en dehors, et qui manque sur la ligne médiane. Le muscle est rattaché à la face profonde de la peau par une couche de tissu cellulaire très serré, tandis qu’au contraire, il est séparé des parties sous-jacentes par une couche de tissu cellulaire très lâche dans laquelle cheminent quelques filets nerveux provenant du facial et du plexus cervical superficiel ; |
3° L’aponévrose cervicale superficielle dont la disposition a donné lieu à de nombreuses discussions.
Pour le professeur Tillaux, cette aponévrose s’attache en haut au bord inférieur de la mâchoire; en bas aux corps et aux grandes cornes de l’os hyoïde ; en avant elle s’amincit pour se continuer sur la ligne médiane avec celle du côté opposé. Elle se dédouble en deux feuillets, l’un externe qui tapisse la face externe de la glande sous-maxillaire ; l’autre profond, qui tapisse la face interne de la glande. Ces deux feuillets superficiel et
profond se réunissent en haut et en bas au niveau de la mâchoire et de los hyoïde ; et de cette disposition résulte pour la glande sous-maxillaire et les ganglions lymphatiques qui l'entourent, la formation d’une véritable loge fibreuse qui enkyste ce organes etles sépare complète-
ment de la parotide » (1).
1, Tillaux. Anaf. topographiq. p. 401.
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D’après M. Testut, les deux feuillets de l’aponévrose cervicale superficielle, fusionnés en bas au niveau de leur insertion sur l’os hyoïde, restent dédoublés en haut; le feuillet externe va s’insérer en haut au bord inférieur de la mâchoire inférieure, tandis que le feuillet profond va s’attacher à la ligne oblique du maxillaire inférieur.
Pour M. Charpy, il n’y a pas de feuillet profond qui tapisse la surface du muscle mylo-hyoïdien, l’aponévrose sous-maxillaire descendant du bord inférieur du maxillaire inférieur va se continuer avec l’aponévrose soushyoïdienne, tandis qu’un feuillet réfléchi vase fixer à l’os hyoïde. ,
Pour M. Sébileau enfin, l’aponévrose cervicale superfcielle, insérée en haut au bordinférieur du maxillaire inférieur, se dédouble en deux feuillets qui se réunissent plus ou moins bas, suivant les cas, de manière à englober la glande sous-maxillaire, et qui adhèrent à l'os hyoïde, mais sans se fusionner nécessairement au niveau de cet os. | ;
Quant à la glande sous-maxillaire, elle occupe au niveau de la région que nous venons de décrire une situation qui n’a été bien précisée que depuis peu de temps, grâce aux recherches de M. Ricard. « Aplatie de dehors en dedans, plus épaisse à sa partie supérieure qui forme la base, qu’à son extrémité inférieure qui forme le sommet; de forme triangulaire et taillée en coin, la glande sous-maxillaire, à la facon du Stérno-mastoïdien, est étalée par son aponévrose sur une grande étendue de la région... En arrière, elle déborde du creux sous-maxillaire par
son bord postérieur qui franchitle ventre postérieur du di-
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gastrique et le stylo-hyoïdien pour venir s'appliquer sur le bord antérieur du sterno-mastoïdien. En bas, elle se développe en dehors du creux, dépasse los hyoïde et recouvre la plus grande partie de la membrane thyro-hyoïdienne. En haut le bord supérieur de la glande dépasse à peine le bord inférieur de la mâchoire; il se met en rapport avec le ptérygoïdien interne mais ne remplit pas la fossette osseuse qu’on décrit sur la face interne du maxillaire inférieur, et dans laquelle se loge seulement un prolongement de la glande. En avant, le bord de la sous-maxillaire recouvre un peu de la surface externe du mylo-hyoïdien » (1).
Comme on le voit, la glande sous-maxillaire est surtout cer vicale par sa situation. Elle envoie deux prolongements, l'un antérieur, conoïde, aplati tranversalement, accom-
pagne le canal excréteur, l’autre postérieur, souvent rudimentaire se dirige en haut et en arrière jusqu’à la dernière. grosse molaire inférieure.
A la face externe de la glande cheminent l'artère et la veine faciale :
L’artère faciale, ‘née de la carotide externe se dirige en haut et en avant, jusqu’au niveau de la glande sousmaxillaire ; arrivée là, elle se porte horizontalement en avant en enserrant le bord inférieur de la glande dans une espèce de courbe, et redevient verticale au moment où elle atteint le bord antérieur du masséter. Elle fournit
à ce niveau de nombreuses branches : l'artère sous-men-