‹ Contribution à l'étude de la Hernie Épigastrique ÉtrangléeChapitre 17 sur 70 · L'ÉTRANGLEMENT E% LES LÉSIONS DU SAC · texte numérisé non relu

L'ÉTRANGLEMENT E% LES LÉSIONS DU SAC

Chez les adultes et les vieillards, où les hernies se sont formées insensiblement avec ou sans effort notable, il faut expliquer comment une hernie a pu s’étrangler.

TIXIER a insisté sur la coexistence de hernies étrangilées et des lésions qui leur sont sous-jacentes. Pour lui, ces étranglements sont symptômatiques de lésions gastriques ou intestinales. L'observation de MM. LOEPER, DE SEZE et LEROY (Progrès Médical, 1929) relate un étranglement vraisemblablement causé per la « périhépatite inflammatoire, qui n’est elle-même que la partie sous-diaphragmatique d’un processus de polysérite et de médiastinite bacillaire adhésive beaucoup plus étendue. »

I est permis d’incriminer la même pathogénie dans l'observation de À. ZENO, où la hernie coexistait avec une lithiase biliaire ancienne. Cette lithiase a provoqué un léger degré de péritonité sous-hépatique qui a été l’amorce de l’épiploïte avec torsion qui amena secondairement les accidents de l’étranglement. (Rapport de. M. DENIKER).

(1) Observations de MM. MOURE et BARRAYA, et cas de M. GUIL- LEMIN.

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On peut également tenir le même raisonnement au sujet de l'observation de MM. CREYSSEL et ARNULF, intitulée: hernie épigastrique étranglée, symptomatique d'un ulcère duodéno-pylorique en voie de perforation. C'est un exemple frappant de ces hernies qui semblent s’étrangler, parce qu'au-dessous d'elles, dans l'abdomen, se passe un phénomène plus important. Elles sont un reflet de la tension abdominale, dangereux d’ailleurs parce qu’elles peuvent concentrer l'attention sur la herric, et laisser passer l'accident primordial (TIXIER).

Il est intéressant de noter que la même pathogénie — ici la péritonite sous-hépatique — explique aussi bien la formatfon de la hernie elle-même que son étranglement. En effet, on peut admettre que, sous l'influence de la péritonite, le tissu musculaire est altéié; sa résistance est diminuée, dc telle sorte qu'un point naturellement faible pourra céder, livrer passage au sac péritcnéal et constituer ainsi la hernie. Nous avons vu, comment le même processus peut amener son étranglement.

Il est bon toutefois d'examiner si cet argument peut s’appliquer à chaque cas. Et nous citons plusieurs observations de malades porteurs de hernies depuis très longtemps. (MOSCHOWITZ : 31 ans ; RiIDGWAY : 28 ans ; MASSÉ : 10 ans ; GUTMAN : 8 ans ; Max SEBBA : 10 ans ; notre malade : 25 ans), et chez lesquels n'existait aucune lésion sous-jacente capable d’engendrer un processus de péritonite. Comment expliquer alors l’étranglement de ces hernies ? 3

L'explication en est simple, si l’on songe que tout malade applique sur sa hernie un bandage pour la contenir, surtout si celle-ci, de formation ancienne, augmente petit à petit de volume au fur et.à mesure que l’orifice se faîsse

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distendre. On peut alors penser que ces bandages, en mettant les parois du sac dans un état d’inflammation permanente, créent à la longue un anneau résistant cicatriciel,

capable de provoquer une constriction.

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