‹ Contribution à l'étude de la LactophénineChapitre 25 sur 31 · OBSERVATION VIII (PERSONNELLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII (PERSONNELLE

(Recueillie au service de M. le Professeur Spillmann.)

Sciatique

D... journalier, 47 ans, entre à l’hôpital le 17 août, malade depuis une dizaine de jours. Il a ressenti en se levant une vive douleur le long de la jambe gauche et de la cuisse. depuis la malléole externe jusqu’à la grande échancrure sciatique. Cette douleur existe au repos, mais s’éxagère par la marche et par la pression sur le trajet du nerf (surtout en arrière du grand trochanter et au-dessous de la tête du péroné.) Si la jambe est en extension sur la cuisse, et qu’on fléchisse celle-ci sur le bassin, le malade ressent une vive douleur; si on répète cette flexion lorsque la jambe est fléchie sur la cuisse, cette douleur disparaît presque totalement.

20 août. — On donne ce jour là, et chacun des deux jours suivants, 1 gr. de lactophénine en deux fois. La douleur disparaît, le malade marche bien et sort de l’hôpital le 22. II n’y à eu aucun phénomène secondaire, pas même de sueurs.

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OBSERVATION IX (PERSONNELLE.) (Recueillie au service de M. le Professeur Bernheim.)

Néphrite parenchymateuse (asystolie)

Marie L...., 45 ans, jardinière, entre à l'hôpital le 25 juin 1895. À eu une typhoïde avec broncho-pneumonie à l’âge de 39 ans. Hernie étranglée opérée en novembre 1894. Sujette aux bronchites.

La malade se plaint surtout de douleurs vives à l’hypochondre droit et dans la région lombaire. Œdème des membres inférieurs. Dyspnée. Pas d’appétit depuis trois mois. Ni vomissements, ni diarrhée. Règles régulières.

Etat actuel. — Constitution débilitée. Teinte pâle, terreuse. Amaigrissement. — Pouls régulier. Pas de dilatation des veines du cou. — Bronchite légère. — Balonnement stomacal après les repas. Pas de diarrhée. — A l’hypochondre droit, matité descendant à trois travers de doigt audessous de l’ombilic et continue avec celle du foie ; douleurs excessivement vives dans cette région. Œdème des membres inférieurs.

On diagnostique un néoplasme abdominal hépatique ou rénal ?

Le régime lacté est ordonné et quelques ingestions de morphine ne calment les douleurs que d’une façon passagère.

Plus tard, l’œdème s’accentue. Il se produit de l’ascite, les douleurs persistent aussi vives, mais on note une grande quantité d’albumine dans les urines qui sont rares, foncées. La malade à des crampes douloureuses dans les mollets, de l’insomnie, des cauchemars et l’auscultation du cœur révèle un bruit de galop mitral.

5 août. — Nous donnons pour calmer les vives douleurs de la mslade 1 gr. de lactophénine, Temp. 370 4 ; P. 116.

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6 août. — La malade a très bien dormi; les douleurs ont beaucoup diminué. Sueurs abondantes.

7 août.— Plus de douleurs. Sommeilcalme. Temp. 3608; Po

8 août. — Même état.

9 août. — L’appétit est revenu. Sueurs la nuit. T. 37°; P. 120.

10 août. — Plus de douleurs, mais augmentation de l’ascite.

15 août. — Les douleurs de la région lombaire ont disparu. La malade dort bien, mais comme l’ascite est considérable et la diurèse très faible, on supprime le médicament, craignant son accumulation et une intoxication.

La malade :st morte un mois plus tard environ et à l’autopsie on a reconnu une lésion rénale prononcée avec un foie énorme.

Cette observation montre la grande inocuité de la lactophénine, qui sans doute, s’éliminait très mal et avait par suite un pouvoir hypnotique et anesthésique que nous n’avons jamais trouvé aussi intense dans nos autres observations.

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