MODE D'ACTION. — AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE LA LACTOPHÉNINE
Hinsberg et Treupel admettent que la phénacétine, la lactophénine, le phénocolle, la malacine, ont un même principe actif prépondérant la phé-
nétidine Selon eux la PRÉRAGEURE mA . Line contiendrait 76 0J0, parie don “ie Fée le phénocolle A Fe ou chlorhydrate (C‘H EN 70 010 de diamidoacéto- VA À LU»
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et ce seraient les radicaux surajoutés à celui-ci,
qui produiraient les phénomènes secondaires observés après l'absorption de ces divers médicaments. |
Mais, si où ajoute à une de l'HCI dilué, un peu de lactophénine et qu’on chauffe à environ 37, on voit que la solution obtenue présente les réactions du para amidophénol. On peut donc se demander, en se basant sur cette réaction, si dans l’estomac, la phénétidine résultant de la décomposition de lactophénine, ne se dédouble pas ellemême en amidophénol et n’est pas absorbée soit sous cette forme, soit même sous forme de co”ps moins complexes, attendu que le paramidophénol est un agent très réducteur.
Nous manquons d'expériences et d’analyses précises sur ce point, de même que nous ignorons les propriétés générales des radicaux acétique, lactique etc. au point de vue physiologique ; nous ne pouvons donc expliquer à priori, pourquoi tel ou tel corps dérivé de l’amidophénol, présente tel ou tel avantage, tel ou tel inconvénient sur l’un de ses congénères, ni le mode d’action antithermique ou analgésique de tel de ces composés chimiques. |
L’expérimentation et la clinique peuvent seules nous permettre de juger la valeur relative des antithermiques analgésiques.
Or, nous n'avons remarqué après l’administration de la lactophénine que des phénomènes secondaires peu graves que nous avons déjà énu-
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mérés plus haut; des frissons, un peu d’excitation ou quelques bouffées de chaleur chez les femmes surtout; une légère céphalée dans un seul cas, une fois des vomissements. Strauss et K6lbl viennent, 1l est vrai, de rapporter (Semaine médicale, 1895, n° 595) le premier 3 cas, le second 2 cas d’ictère par rétention, après l’absorption quotidienne de 3 à 4 gr. de lactophénine. Cet ictère accompagné des troubles dyspeptiques habituels, s’est montré au bout d’une période variant de 5 à 21 jours et a duré de 1 à 7 semaines.
Mais nous croyons avoir affaire ici à des phénomènes d'intoxication. Les doses employées nous paraissent avoir été trop fortes et trop longtemps administrées.
Si d’ailleurs nous nous reportons (Semaine medicale, n° 56, 1895) au Compte-rendu de la Société de médecine interne de Berlin (Séance du 4 nov.), nous voyons Krônig signaler un cas de mort chez un enfant de 17 ans, après l’ahsorption de5gr. de phénacétine. Il ne faut jamais, dit-il, dépasser une dose de 1 gr. d'emblée. Frankel cite même un cas de mort après 1 gr. On a vu de la cyanose succéder à des doses de 0 gr. 10, 0 gr. 20.
Fürbringer, Aronson, Gerhardt signalent de même la supériorité de la lactophénine sur la phénacétine. Si elle agit moins vite, elle n’a jamais donné d'accidents de collapsus, de cyanose, de destruction plus ou moins compléte des globules sanguins. Gerhardt cependant signale comme V.
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Jaksh, des exanthèmes aigus consécutifs à son emploi. |
Après 0 gr. 50, Krônig a vu pourtant un enfant présenter des signes de collapsus. Fürbrincer cite aussi des accidents, chez une hystérique, mais sans les spécifier.
On pourrait enfin reprocher à la lactophénine son insolubilité, mais ce n’est par toujours là un défaut, car elle est absorbée, par suite, plus lentement, et si elle a un effet plus tardif, elle agit aussi plus longtemps.