SN TA
9 « 9,2 2.183 e.962 , 1.909 1.053 DO, 1 SE 2.970 1.061 010400
L'examen des courbes révèle l’existence d’un minimum nettement accusé entre Pn=3 et Pa—=4, C’est donc dans
cet intervalle qu'on doit rencontrer le point isoélectrique.
SPEAKMAN (1), dans une étude intéressante du caractère amphotère de la laine, avait essayé déjà de fixer la position du point isoélectrique de cette fibre; il employait, dans ce but, une méthode, imaginée par LoEB, qui consistait à déterminer le point à partir duquel la protéine. se combine aux acides (acide choisi : l’acide ferrocyanhydrique, facile à déceltr par les sels de fer). Ce point n’est pas le point isoélectrique précis et la valeur 4,8 trouvée par SPEAKMAN est vraisemblablement approchée par excès.
On pourra s'étonner de la divergence assez grande qui existe entre le chiffre obtenu par SPEAKMAN et celui que nous venons d'obtenir : 3,6 environ. Cette différence peut tenir :
1° À ce que, comme nous vénons de le dire, les protéines se combinent aux acides déjà à un Pa supérieur à
celui qui correspond au point isoélectrique.
2° À ce que le point isoélectrique varie avec la nature de l’échantillon.
Si, en effet, 4,7 est, par exemple, le point isoélectrique généralement admis pour la gélatine, on a néanmoins trouvé des valeurs nettement différentes, allant de 4,4 à 5,55, suivant la qualité des gélatines.
Le tableau ci-dessous et la courbe ci-contre, établis avec une laine brute, simplement dégraissée à la benzine, mon-
trent que cette différence se manifeste également avec la
laine (fig. 13).
(1) SrmaxMan. Loc.-cit.