CAS PARTICULIER DE LA LAINE FOR- MOLÉE ET DE LA LAINE CHROMÉE
Nous venons de voir que le quinonage et la désamina-
tion protègent la laine dans les liqueurs acides; 1l nous
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Fraure 20.
a été donné de constater expérimentalement que le formolage et le mordançage au chrome abaissaient considérablement le gonflement du côté alcalin et conféraient ainsi une protection appréciable à la fibre (fig. 20). Nous avons pu nous.assurer directement de la résistance aux alcalis des laines ainsi préparées, notamment de la laine formolée, en exécutant, par exemple, des teintures en euves fortement alcalines (colorants indigoïdes. algols) et même des teintures avec des colorants immédiats
en bain léger de sulfure de sodium.
GONFLEMENT ET TENSION SUPERFI- CIELLE. — GONFLEMENTS DE LA LAINE CHLORÉE ET DE LA LAINE INSOLÉE.
Une des conséquences les plus intéressantes du chlorage de la laine est l’abaissement de la tension superficielle de contact fibre-eau, qui se traduit par un mouillage extrèmement rapide et trouve, de ce fait, une application technique considérable en impression.
Avant de procéder à une étude de la variation du gonflement de la laine par l’opération du chlorage, nous nous sommes demandé si la tension superficielle propre du liquide de gonflement ne jouait pas un rôle.
Des mesures de gonflements, effectuées sur des échanüllons de laine et de soie, immergés dans de l’eau distillée additionnée de doses croissantes de substances propres à abaisser la tension superficielle (gélatine, saponine) nous ont montré que ce rôle était nul.
Les sulforicinates, très employés dans l’industrie textile. comme agents de mouillage, entraînent, dans’ les mêmes. conditions, une variation appréciable du gonflement ; mais.
la variation concomitante de Pn suffit à l'expliquer.
Toutes nos tensions superficielles ont été mesurées à l’aide de l’appareil de Lecoure pu Nouyx.
L’abaissement de tension superficielle augmente la vitesse de gonflement en facilitant l’accès de la fibre au liquide, mais ne modifie pas sa valeur finale.
Nous avons alors chloré de la laine au moyen de la méthode préconisée par Meunrer et LATREILLE : contact de vingt-quatre heures, à froid, entre de la laine préalablement bien desséchée et du chlore gazeux sec, suivi de lavages rapides et abondants à l’eau distillée froide.
Après dessication à l'air, la laine ainsi préparée est blanche, brillante ; examinée au microscope, aucune écaille n’est absente ou soulevée, ce qui indique qu'il n’y a pas eu d’altération sensible.
La laine chlorée gonfle plus que la laine non chlorée initiale; la différence est nette, surtout entre PH = 2 et PH=6; elle atteint quelques unités pour cent et doit s’accroître à chaud, mais ne peut être rendue seule responsable des différences considérables d’affinité tinctoriale manifestées par une même laine avant et après chlorage.
L’allure générale du gonflement de la laine chlorée en fonction du Px est la même qu'avec la laine initiale; toutefois, le minimum de gonflement est déplacé vers PH=59 et l'amplitude de la variation, dans la zone acide, est plus petite, ce qui semble confirmer l’opinion de MEUNIER et LATREILLE suivant laquelle le chlore agit sur les groupes aminés (fig. 21).
Nous avons vu, dans le chapitre I, que la laine, soumise aux rayons ultra-violets d’une lampe à vapeur de mercure, acquiert certaines propriétés voisines de celles de la laine chlorée ; en particulier, la laine insolée se mouille presque instantanément lorsqu'on l’immerge dans l’eau,
L'étude comparative du gonflement d’une serge de laine normale, d’une part; insolée vingt heures sur chacune de
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