‹ Contribution à l'étude de la laineChapitre 58 sur 61 · DNS SM TARBES · texte numérisé non relu

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GONFLEMENT DANS LES SOLUTIONS SULFHYDRIQUES ET GONFLEMENT SUBSÉQUENT DANS LES LIQUEURS ALCALINES.

On sait, depuis fort longtemps, qu'en opérant au même 2 le] ] ,

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Px, c’est-à-dire avec une même alcalinité réelle, les sulfures alcalins dissolvent les kératines plus rapidement que ne le font les alcalis seuls, mais ce fait n’a pas encore reçu d'explication tout à fait satisfaisante.

Nous nous sommes demandé s'il ne serait pas possible de vérifier directement l'opinion de MæErrizz (loc.-cit.), à savoir que la réaction préliminaire entre l'ion SH et la kératine amenait celle-ci sous une forme plus sensible aux alcalis que la forme primitive.

Nous avons alors décidé. d'opérer en deux temps et de déterminer successivement

1° Les gonflements de flottes de laine directement à leur sortie de liqueurs d’acide sulfhydrique de concentrations croissantes ;

2° Les gonflements de ces mêmes flottes, après lavage soigné à l’eau distillée et immersion dans des liqueurs alcalines.

(Vingt-quatre heures de contact, à l'obscurité et à la température du laboratoire, dans chacun des cas.) Le gonflement a été déterminé à la manière ordinaire, par centrifugation.

Résultats.

Les résultats obtenus sont consignés dans les courbes ci-Jointes (fig. 23-24).

1° La laine gonfle moins dans les solutions d'hydrogène sulfuré que dans l’eau distillée, ce qu'il y avait lieu de prévoir, puisqu'on fait décroître le Pr en se rapprochant du point isoélectrique.

Ainsi, les solutions H?S N/10 de Px=4,1 (cf. KotrHorr) gonflent la laine à 41,3-41,5 %, exactement comme les liqueurs chlorhydriques où sulfuriques de même Pn (l’eau distillée du laboratoire, de PH—5,6, gonfle à 46).

2° Les différences sont beaucoup plus sensibles, mais les courbes sont infléchies en sens inverse avec les laines

immergées d’abord dans H?S, lavées, puis plongées

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dans une même liqueur alcaline (KOH, NaOH, Ca (OH})?, Ba (OH), N/40. Courbes III, IV, V et VI).

Les flottes passées au préalable dans les solutions sulfhydriques gonflent alors plus que celles qui ont été simplenrent passées dans l’eau distillée. L'effet est extrêmement net pour des doses faibles de gaz sulfhydrique dont la ma-

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Freure 28.

jeure partie a été cependant enlevée par des lavages. L’ammoniaque, base faible (courbe IT), est sans action.

IT semble donc :

1° Que les mesures de gonflement confirment l’hypothèse d’une action en deux temps;

2° Que le soufre de la kératine joue un rôle important. Si l’on substitue la fibroïne à la kératine dans les expé-

riences précédentes, on constate que les soies gonflent

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