‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose Cutanee (volume 2)Chapitre 23 sur 30 · COMPARAISON DE LA BACTÉRIOPHAGOTHÉRAPIE ET DES AUTRES MÉTHODES · texte numérisé non relu

COMPARAISON DE LA BACTÉRIOPHAGOTHÉRAPIE ET DES AUTRES MÉTHODES

La faveur du public médical s’est portée certainement vers le vaccin de Nicolle et Durand. La rapidité des résultats, la fréquence des guérisons, la si grande autorité de Nicolle, peut-être aussi la simplicité de la technique, expliquent ce succès. La méthode a fait ses preuves, et entre tant de mains qu’il n’est pas possible. d'en douter. Nous pensons cependant qu’elle n’a pas mis le point final à l’histoire de la thérapeutique de la chancrelle, et nos recherches ne sont pas les premières: publiées depuis l’adoption quasi unanime du vaccin.

Une telle technique a toujours contre elle de donner des chocs ; cela en rend son emploi au moins difficile: chez des malades de consultation externe. Ces chocs’ peuvent être dangereux, Sézary el Benoist (46) ont publié un cas de tuberculose pulmonaire aiguë déclanchée :

TO

au cours d’un traitement d’un chancre mou par le vaccin de Nicolle. Sézary et Worms (47) ont observé chez deux malades des hématuries se produisant dès la première injection de Dmelcos pour l’un, à la deuxième pour l’autre. Il y a donc des contre-indications à cette thérapeutique qui viennent soit du mauvais état général du sujet, soit de ce qu’il ne peut continuer ses occupations.

Il y a aussi des échecs, ou tout au moins des cas où la guérison est plus lente que ne l’avaient observé les premiers expérimentateurs.Lortat-Jacob et Legrain (33) trois ans après la première publication n’annoncaient-ils pas au Congrès de Bruxelles 10 insuccès et une guérison incomplète dans une série de 15 chancres simples.En admettant qu’ils aient eu une série malheureuse, il n’en reste pas moins que tous ont observé des échecs de ce traitement.

En groupant les malades qui refusent une thérapeutique choquante, ceux chez qui elle est contre-indiquée, ceux chez qui elle échoue, et quelle que soit l’excellence générale de la méthode, il nous semble qu’il est intéressant d’avoir d'autres traitements.

: Nous savons quellé prudence il faut avoir pour apprécier les résultats d'une série aussi réduite de cas. Nous savons aussi quelle peut être la part d’une série heureuse dans l’emploi de virus lylique non spécifique ; noùs y reviendrons plus tard, du reste nous avons eu des échecs qui comptent au passif de la méthode.

Nous observerons cependant que nos résultats en ce qui concerne les bubons sont égaux ou supérieurs à

le

ceux des autres méthodes, encore nous évitons le choc que donnent la plupart des autres et l’incision des vaccins locaux non spécifiques. Sans doute pour les chancres, nos résullats ont été peu nets. Nous pourrions cependant noter que les succès en 5 jours qu'Habadou Sala indiquent concernent des chancres du fourreau, l’auteur s'étant heurté aux mêmes difficullés que nous, pour maintenir un pansement sur la muqueuse. Nos résultats sont supérieurs à ceux que donnent des filtrats vaccins non spécifiques par traitement ambulatoire. Notre seule conclusion à ce point de vue veut être que nos essais de baclériophages non spécifique sort encourageants. Pour les bubons au moins, ils ont donné sans choc des résultats égaux et supérieurs à ceux des méthodes préconisées récemment. Nous pouvons en tirer argument pour montrer tout l’espoir que l’on peut fonder sur une bactériophagothérapie spécifique,et l’intérêt qu’il y a à poursuivre les recherches en ce sens.

Page 1