‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 37 sur 56 · RESTES · texte numérisé non relu

RESTES

À Bagdad, les punaises sont fort rares d’après les recherches effectuées par Wenyow. Ces insectes ne se retrouvent que dans les prisons. La cause en est la sécheresse de l’athmosphère due aux grandes chaleurs qui sévissent à Bagdad.

La dissection, puis l'examen des Cimex lectularius, nourris également sur des boutons n'a pas donné de résultat positif. Aucun parasite flagellé n’a été trouvé dans leur tube digestif. Ces recherches faites à Bagdad, ont été reprises par Wenyon lors de son retour en Angleterre. Il a nourri des punaises sur les boutons développés sur sa propre personne, et, il les a, par la suite, examinées. Sur 105 punaises, trois seulement avaient un petit nombre de parasites flagellés. Il en a conclu que la leishmania tropica ne peut pas être l'hôte de la punaise.

Nous avons du reste déjà mentionné que la punaise

était rare à Bagdad. Son rôle est donc pratiquement nul.

Puces

Les puces sont nombreuses à Bagdad, surtout au printemps. La dissection des Pulex irritans et Ctenocephalus canis, n’a rien révélé à WEnyON. Il les écarte en tant qu'agents de transmission de la leishmaniose. En effet, si les puces transmettaient la dermatose au printemps, cette dernière aurait dû éclore en été. D'autre part, il est aussi impossible de croire à une transmission de la maladie par les puces, en raison du siège habituel des lésions.

L’infection expérimentale n’a pas infirmé ces con-

clusions.

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