‹ Contribution à l'Étude de la Leishmaniose CutaneeChapitre 6 sur 56 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Certains de mes compatriotes ont soutenu devant la Faculté de Médecine de Paris des thèses dont l'objet était l'étude de différentes maladies infectieuses de caractère endémique qui se voient en Iraq. Nous avons l’honneur de trailer par le présent travail une affection de nature spéciale laquelle, par sa fréquence et par sa grande extension dans toute la vallée du Tigre et de l’Euphrate, nous paraît mériter une étude spéciale,

En effet, le bouton d'Orient constitue un des chapitres des plus intéressants de la pathologie exotique. Son étude prend tous les jours un intérêt de plus en plus grand en raison des relations de son parasite avec ceux d’autres maladies, et aussi parce que cette dermatose qui n'existait jusqu'à ces derniers temps que dans certaines régions déterminées, se trouve de nos jours beaucoup plus répandue. L'extension de cette affection est due aux facilités actuelles de communication entre les divers pays.

Le bouton d'Orient peut se rencontrer en Europe chez des personnes venant des pays où il règne d’une façon

constante, Par ses lésions en pleine évolution, il doit

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appeler l'attention du praticien qui lui appliquera le traitement approprié.

La population de l'Iraq n'attache pas grande importance à faire soigner cette dermathose parce qu'elle présente toujours un caractère bénin. Les parents laissent évoluer les boutons chez les enfants, sans s'occuper activement. [ls reconnaissent que son apparition est de l’ordre de la fatalité. Ils l’acceptent et la subissent sans

crainte.

Malheureusement cette façon de voir entraîne des complications cicatricielles tardives, inévitables, qui produi-

sent parfois de véritables ravages au visage.

Toutes ces considérations nous ont incités à étudier et à développer l'affection dans tous ses détails, telle quelle se présente actuellement en Iraq. Nous avons trouvé auprès de notre Maître M. le Professeur L. Tanox les encouragements multiples qui nous ont permis de réaliser ce travail. Nous lui adressons encore une fois

notre vive gratitude.

La leishmaniose viscérale ou Kala-Azar, ainsi que la leishmaniose cutanée-muqueuse ou Américaine, étant inconnue en Îraq, nous n’avons pas cru devoir en parler ni en faire une étude comparative avec notre sujet, malgré le grand intérêt qui aurait pu consister à envisager dans l’ensemble ces différentes maladies, ne serait-ce qu'au point de vue de leurs agents pathogènes qui appar-

tiennent au même groupe.

La présence de la leishmaniose cutanée seule en Iraq

plaide en faveur de l’individualité propre de chacune de

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ées trois affections ; ce qui d'ailleurs à l'heure actuelle, n’est guère contesté.

Cette affection a reçu plusieurs dénominations en raison de sa vaste répartition géographique .

L'appellation «leishmaniose cutanée » est la plus scientifique. À. LaveraN fait remarquer qu'elle est préférable à toute autre. Le nom de «Bouton d'Orient » généralement accepté dans la pratique, est également très usité.

Nous les emploierons, tour à tour, au cours de notre exposé. Quant aux différentes désignations locales, nous ne ferons que les mentionner dans le but d’expliquer la raison qui a justifié leur emploi.

Une étude détaillée de cette question a été faite par C.M. Wexxon lors de son séjour en 1910 à Bagdad. Des articles épars ont aussi paru ces dernières années dans différents bulletins et revues. Ces travaux ainsi que les renseignements que nous ont bien voulu fournir le Dr H. Krayarr, Directeur général de l’Hygiène publique en Iraq, C.-R. Cnanwick et C.-Mc Harris, directeur et sous-directeur des Services Vétérinaires en Iraq, ont contribué à nous faciliter notre tâche.

D'autre part, les travaux de A. LAveRAN, de L. Panror et À. DoxarTien, de Edm. et Et. SERGENT, de S. ADLER et O. Tuéopore ainsi que les descriptions cliniques de E. JEANSsELME et ceux d’autres auteurs que nous citons dans les différents chapitres, nous ont guidés dans nos investigations.

A titre de reconnaissance, nous leur adressons l’expression de notre gratitude.

Nous débutons dans notre travail par l’histoire et

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l'étude des notions générales de l'affection. Certains chapitres ont retenu particulièrement notre attention, notamment l’étude des formes cliniques, l’immunité, le réservoir de virus, la propagation du bouton d'Orient, et en particulier, le rôle des hôtes vecteurs, ou intermédiaires. Ensuite, nous examinons les différents modes de traitement préconisés en insistant sur ceux qui ont donné les meilleurs résultats.

La prophylaxie fait l’objet d’une étude détaillée. Pour conclure, nous résumons les points essentiels qui se

dégagent de nos recherches.

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