‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 50 sur 51 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le Bas-Limousin voit disparaître ses derniers lépreux ; ces malades sont originaires de petits hameaux situés dans une même région montagneuse, au voisinage des foyers lépreux signalés en Auvergne (Cantal, en particulier).

IT. — Ces malades ne constituent pas un gros danger social ; ils vivent en des endroits écartés, dans une indigence extrême.

IIT. — L'étude de l'histoire locale montre que le Bas-Limousin a connu la lèpre dèsle xe siècle ; cette maladie semble y avoir été importée par les Arabes et s'être développée à la suite des relations suivies que les habitants de cette contrée eurent avec la Gascogne et les provinces du Sud-Ouest de la France.

L'’épidémie battit son plein du XIIe au xXIve siècles. Son existence est révélée par de nombreux souvenirs (dialectes locaux, ruines de maladreries, fontaines et cimetières de ladres, cultes de saints guérisseurs).

IV. La lèpre déclina dès le xIve siècle, et disparut presque complètement au XVIe. Cependant à l'époque révolutionnaire quelques lépreux vivaient encore en différents points du Bas-Limousin.

LE PRÉSIDENT pk LA Tnise,

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