‹ Contribution à l'Étude de la LèpreChapitre 15 sur 44 · HER IE · texte numérisé non relu

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LÉPROME DE LA CLoISON. —— A l'examen du nez on constate un aspect rosé, normal, de la muqueuse, sauf au niveau du pied de la cloison. Souvent, il s’y trouve uñe légère infltration, molasse, indolore, anesthésique. C’est un léprome. Cette manifestation est caractéristique et si nous y prélevons quelques copeaux de muqueuse on y trouve des globies. Et l’observation de ce léprome du pied de la cloison, est capitale pour orienter le diagnostic.

RuiNiTE. — Il se produit fréquemment de l’obstruction nasale et les lésions de la muqueuse évoluent en deux temps :

Phase d'hypertrophie: Les cornets sont volumineux, rouges, accolés à la cloison dont le revêtement muqueux et épaissi, infiltré, molasse. Les sécrétions nasales s’évacuent mal, et tombent dans le cavum. On observe ainsi du catarrhe rétronasal, et quelquefois des signes de catarrhe.

On peut observer des poussées inflammatoires vers le canal lacrymal provoquant du larmoiement et même de la dacryocystite aiguë suppurée.

Episraxis. — La muqueuse hyperhémiée est le siège de petites hémorragies peu abondantes, se produisant souvent spontanément, plus fréquentes lorsque des signes généraux apparaissent.

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Phase d'atrophie. — Evoluant comme les rhinites hypertrophiques banales, cette rhinite lépreuse se caractérise par une modification histologique de la muqueuse nasale.

La muqueuse perd sa souplesse, son caractère érectile. Peu à peu les cornets inférieurs s’atrophient ; il pâlissent et la muqueuse se plaque sur la charpente cartilagineuse.

À cette période, l'examen montre les cornets réduits à deux bandelettes inégales, fibreuses, pâles ; la muqueuse nasale est tomenteuse, sèche, tapissée de croûtes brun-verdâtre ; quelquefois le nez est encombré de croûtes qui simulent l’ozène, mais n’en ont ni l’odeur caractéristique ni la couleur.

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PERFORATIONS. — À une période plus avancée, lorsque de nombreuses lésions ont évoluées, on observe des perforations de la cloison.

SIÈGE. — Au niveau du cartilage, dans la région de la tache vasculaire.

ASPECT. — Ces perforations sont, en général, de la grandeur d’une pièce de cinquante centimes, ovalaires, comme faites à l’emporte-pièce ; on peut les observer à deux stades différents.

1° En évolution : le bord est tomenteux, rouge-violacé, saignant facilement, recouvert de croûtelles noirâtres. Au toucher on a une sensation mollasse. Elles sont anesthésiques.

2° Evoluées : . ke tout différent, le bord est net, pâle ; la muqueuse semble tendue sur la charpente cartilagineuse.

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