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PREMIER GROUPE

Lésions du palais, de l’arcade gingivale et des joues : nodules ou ulcérations.

NoDULES. — Un nodule peut apparaître tout au début, précédant quelquefois, disent les malades, les phénomènes de rhinite ; c’est une tumeur de la grosseur d’un pois atteignant son volume en peu de jours, sans signes généraux ; assez souvent ces nodules sont mollasses, anesthésiques, de couleur rouge violacé s’ils sont jeunes et alors on aperçoit quelques varicosités à leur surface, témoins de l’hyperplasie du tissu conjonctif et de la gêne circulatoire locale. Plus tard, ils se transforment, deviennent fauves ou brunâtres et évoluent de deux façons :

a) ou bien ils se résorbent, c’est le mode le plus fréquent, laissant à leur place un platard blanc-nacré scléreux, insensible ;

b) ou bien ils s’ulcèrent.

ULCÉRATION. — Les ulcérations peuvent apparaître soit primitivement d'emblée soit être secondaire à un nodule. On

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les rencontre de préférence au niveau du palais. Elles s’étendent assez rapidement jusqu’à leur maximum et restent alors stationnaires.

AsPECT. — Nous distinguerons trois zones :

1° L'ulcération elle-même de contour généralement ovalaire, le grand axe d’avant en arrière ; souvent unique, elles peuvent cependant être deux ou trois et quelque fois confluentes. Peu profondes, à fond rouge violacé, piquetées d’un semis de grains jaunâtres ; elles rappellent l’aspect du lupus des muqueuses buccales. Saignant peu, elles offrent au toucher une consistance fibreuse et semblent s’arrêter au plan profond de la muqueuse : nous n’avons pas observé de perforations de la voûte. Elles sont anesthésiques, indolores, évoluent avec lenteur et ne suppurent pas.

2° Bords. — Les bords sont peu élevés, hyperémiés : on remarque un léger bourrelet contigu à l’ulcération elle-même. Le bourrelet n’est pas décollé et il circonscrit l’ulcération d’une ligne à peu près continue.

3° Zone limitrophe. — Brusquement, la muqueuse redevient normale ; il n’y a pas de zone inflammatoire marquée. La muqueuse ne présente aucune réaction et les signes de son intégrité sont évidents.

La lésion est, en somme, comme le nodule, limitée.

Au niveau de la luette et du frein de la lèvre supérieure ou inférieure, les nodules peuvent avoir d’autres caractères : nous avons observés une hypertrophie de ces deux organes ; la portion libre s’hypertrophie, la zone d’implantation semble au contraire se rétracter. C’est ainsi que le frein de la langue prend un aspect plurilobé, comme si un ou deux lépromes s’y étaient développés simultanément.

CiCATRICES. — Le plus souvent on ne trouve que les cicatrices de ces lésions et elles présentent des caractères spéciaux. Les cicatrices de nodules sont moins étendues que celles des muqueuses buccales, les lésions sont presque de niveau avec la muqueuse saine. Elles ont un aspect fibreux, sont adhé-

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rentes à la couche profonde, pas rétractiles par suite de la destruction du tissu élestique sous-jacent. Généralement elles ont une forme étoilée ; à leur niveau le modelé de la muqueuse palatine a disparu.

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