INTRODUCTION
La pathologie infantile n’est pas une spécialité, ont écrit MM. Despine et Picot en tête de la 5° édition de leur Manuel.
Il n’y a pas, à proprement parler, les « maladies de l’enfance »; toutes celles de l’adulte, ou à peu de chose près, peuvent se rencontrer avant l’âge de quinze ans.
À part quelques maladies spéciales aux nouveau-nés, les affections auxquelles les enfants sont exposés peuvent atteindre les sujets plus âgés.
De même, la leucémie a été constatée et étudiée à tous les âges de la vie : l'enfant, l'adulte et le vieillard sont susceptibles d’en être atteints. |
Ayant remarqué combien est restreint le nombre des observations authentiques de leucémie infantile qui ont été publiées, nous avons pensé qu'il ne serait peut-être pas inutile d'en réunir quelques-unes, de les faire précéder d’un aperçu général de la leucémie et de terminer ce travail par quelques mots de discussion sur les faits qui ont particulièrement attiré notre attention.
Les observations présentées ici ont été recueillies dans
Rome
différentes revues et traités; l’une nous est personnelle et a été recueillie à l'hôpital de Dijon dans le service de notre cher maître, M. le docteur Broussolle. Une phototypie accompagne cette observation.
Tel est le point de départ de cette étude divisée en trois chapitres : le premier comprend quelques faits historiques, anatomo-pathologiques, étiologiques, un mot du diagnostic, du pronostic et du traitement de cette redoutable maladie de l’enfant.
Le deuxième chapitre est un recueil d'observations suivi de quelques réflexions.
Le troisième chapitre est réservé à la conclusion.
Nous avons sommairement traité la description des méthodes d'investigation et les manipulations nécessaires à cette étude, nous n’aurions fait que reproduire les travaux publiés à ce propos en leur donnant ici un développement plus étendu que celui que l’on y trouve.
Avant d'entrer dans le sujet, nous remplirons un devoir qui nous.est cher : c’est celui de la reconnaissance.
M. le docteur Broussolle, notre seul guide dans ce travail a droit à plusieurs titres à notre vive gratitude, nous lui adressons tous nos remerciements pour ses bons conseils qui nous ont été si précieux et les encouragements qu'il nous a prodigués pendant le cours de nos études de médecine.
Non seulement M. Broussolle nous a facilité cette dernière épreuve; mais nous nous souvenons aussi pour quelle large part il a contribué à la préparation de plu-
sieurs de nos examens.
C'est avec M. le docteur Deroye, directeur de l'Ecole de
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Médecine, professeur de clinique médicale et M, le docteur Edouard Morlot, médecin de l'hôpital que nous avons appris la pratique difficile de l’auscultation. Qu'ils reçoivent nos meilleurs remerciements.
Nous ne devons pas oublier nos autres Maîtres à l'Ecole de Dijon, MM. les docteurs Maillard, Cottin, Gautrelet, Misset, Parizot, Quioc, Collette.
Dans le cours de notre préparation à la licence à la Faculté des sciences de Dijon, nous avons pu apprécier les brillantes qualités d'enseignement de notre excellent maître, M. le professeur Margottet, actuellement Recteur de l’Académie de Chambéry, chevalier de la Légion d'honneur. Qu'il reçoive ici hommage de notre respectueuse gratitude.
Nous témoignons un pieux souvenir à la mémoire de notre regretté professeur de physique, M. Brunhes, doyen de la Faculté des sciences de Dijon.
Très sensible à l’honneur que nous a fait M. le professeur Grancher, officier de la Légion d'honneur, membre de l’Académie de médecine, médecin de l'hôpital des Enfants malades, d'accepter la présidence de notre thèse,
nous le prions d’agréer nos plus respectueux hommages.
CHAPEPRE: 1