DAS
la partie inférieure, à droite du frein de la langue une petite ulcération douloureuse d'aspect blanchâtre, entourée d’unearéole rouge intense, sur la face supérieure de la langue, on voitune plaque d’aspectblanchâtre entourée d’unearéole rouge. On prescrit à la malade deux cuillerées de sirop de Gibert, nouvelle pisparition des syphilides du cuir chevelu,la lésion linguale subsiste. Au mois de mai 1895 la leucoplasie est constituée ; la lanoue est parcourue par des fissures assez profondes. Il ne se produit plus aucune lésion spécifique jusqu’au mois d'octobre 1895 où apparait une lésion exulcéreuse du poignet : la langue est toujours dans le même état parsemée de plaques blanches desquamant facilement. La malade éprouve des douleurs assez intenses au contact des aliments chauds ou froids ; et une certaine difficulté pour parler. Le traitement spécifique est supprême et on se borne à un traitement local : eau faiblement boriquée,
CONCEUSIONS
1° La leucoplasie développee chez les anciens syphilitiques, doit au même titre que le tabes et la paralysie générale d’origine spécifique être considéré comme une affection parasyphilitique.
2° Le traitement spécifique est non seulement incfficace mais nuisible et dangereux.
3° Le seul traitement qui puisse mettre le malade à l’abri de la dégénérescence épithéliomatheuse est le traitement chirurgical précoce, car le médecin ne doit jamais oublier que la leucoplasie dégénère fréquemmenten cancer.
Vu par le président de la thèse, A. FOURNIER.
u : le Doyen,