TRAITEMENT
Quel sera donc le traitement de la sialolithiase? Il convient d'envisager deux cas : le traitement de la sia-
lolithiase au début, le traitement des complications.
Traitement de la sialolithiase au début.
Un malade se présente avec une sialolithiase type,
première crise, plusieurs crises antérieures, que faire?
1° UNE VÉRIFICATION RADIOLOGIQUE PAR UNE SIALO- CRAPHIE AU LIPIODOL OU A LA NÉOIODOPINE, ET AT- TENDRE.
Dans la majorité des cas (trois cas sur trois dans nos observations) l’injection de lipiodol servira à une double fin : diagnostiquer la lithiase, faciliter l’évacuation du ou des calculs. Nos observations sont probantes à ce sujet, trois de nos malades ont éliminé leurs calculs spontanément à la suite d’une injection de lipiodol pour diagnostic.
Et nous considérons que c’est là un excellent moyen thérapeutique et nous nous rangerons à ce sujet aux côtés de J. FEUZ, qui écrit : « L’injection de liquide
distend le canal au maximum. Cette distension est
quelquefois utile au point de vue thérapeutique; cette action particulière est fonction, quant à son efficacité, de la localisation des concrétions calculeuses, de leur forme, de leurs dimensions, de leur mobilisation possible. L’élargissement du canal, l’évacuation sous forte pression de liquide opaque mélangé à la salive, ces deux éléments suffisent parfois pour entraîner ces
’à l’orifice excréteur. L’extirpation, alors,
calculs jusqu est très facile, et ne nécessite pas, le plus souvent, l’incision de la caroncule. » %
Cette action s’est révélée particulièrement efficace chez notre malade de l’observation N° IV qui, dans la nuit qui suivit l'injection de lipiodol, élimina spontanément « quatre calculs dont un de volume d’un
noyau de datte ».
2° UNE DÉSINFECTION DU CANAL EXCRÉTEUR ET DES CANALICULES. — Il semble que l’injection de lipiodol ou de néoiodopine soit suffisante. On pourra la compléter par une injection de bleu de méthylène au vingtième.
Dans nos observations, pas de récidive depuis trois
ans.
Traitement des complications
1° LES CALCULS VOLUMINEUX : On peut observer chez les gens âgés des calculs volumineux (atteignant
le volume d’un haricot, d’une noix, d’un œuf de pi-
geon même), il va sans dire qué l'injection de lipiodol ne donnerait aucun résultat. On procédera donc à une incision sous anesthésie locale, par attouchement cocaïné de la caroncule et du Wharton, incision qui permettra l’extirpation du calcul. Après extraction du cealcul il faudra pratiquer la désinfection de la glande, soit par injection de lipiodol qui facilitera l’élimination de calculs de moindre importance, soit de bleu de méthylène au 1/20°.
2° LES ABCÈS : Seront traités par des injections de lipiodol, de néoiodopine, de bleu de méthylène au 1/20°, suivies de massages de la glande, deux ou trois par semaine, On ne tardera pas à trouver dans le liquide purulent des concrétions calcaires ou un calcul, signant l'infection (Obs.- VI).
3° LES FISTULES. En cas de fistule salivaire, faut-il d'emblée procéder à l’extirpation de la glande? Non. On tentera le traitement conservateur sous forme d’injections antiseptiques {lipiodol, néoiodopine, bleu de méthylène). Une observation de J. Feuz (Obs. X, in Revue de Laryngologie-Otologie-Rhinologie, novembre 1935, p. 1.091) est probante à ce sujet : extirpation du calcul après sialographie, fermeture de la fistule trois semaines après.
4° SOUS-MAXILLITE CHRONIQUE. Il faudra tenter le traitement conservateur par les injections d’antisepti-
ques que nous venons de signaler. Si les accidents
- , Le fa - ee persistent et que le « ide désire absolument 7 PATES
débarrasser de cette perpétuelle source d ennuis >
; | alorson procédera à al extirpation chirurgicale.