ET, PRE
Elle peut s'accompagner d’une défense de la paroi. De fait, en présence de cette forme on hospitalise l’enfant en chirurgie. La douleur cède en quelques jours ou quelques heures sans intervention et le diagnostic est éclairé par la numération sanguine.
Forme nerveuse. Nous avons rapporté l’observation du Professeur DEBRÉ qui, après celle de DUNCAN, montre que la lymphocytose infectieuse aiguë peut prendre au début le masque d’une méningite aiguë. Il s’agit le plus souvent d’un enfant qui présente une température élevée à 4° ou plus avec céphalée, raideur de la nuque et signe de Kernig ; également réaction du liquide céphalo-rachidien avec une vingtaine d'éléments au mm* ; le sucre est le plus souvent normal, lalbumine parfois un peu élevée, le plus souvent subnormale. Tous ces signes cèdent sans traitement en quelques jours et là encore la numération fait le diagnostic.
Forme asthénique. On ne peut mieux lillustrer qu’en rapportant l’observation de M. Jean BERNARD (Observation Ill).
L.. Simone, vingt ans, secrétaire, présente comme antécédents pathologiques les maladies habituelles de l'enfance (rougeole, varicelle, coqueluche). Sa cuti-réaction tuberculinique reste positive depuis 1939. A la fin de Janvier 1948, elle éprouve une très grande fatigue. Cette fatigue va croissant et l’oblige à interrompre son travail. Elle a perdu le goût de la lecture, renonce à ses activités habituelles, ne (quitte plus sa chambre. II n’y a pas de fièvre. Une radiographie pulmonaire ne montre aucune altération (8 février). Le premier examen de sang est fait le 10 février 1948 et découvre une forte leucocytose (48.000) et une forte lymphocytose (78 %). Le foie et la rate et les ganglions sont normaux. Il n’y a pas de fièvre, pas de douleurs abdominales, pas d’éruptions cutanées. La gorge est normale. La fatigue persistera encore un mois. L'évolution de la formule sanguine suivra à peu près l’évolution clinique.