INTRODUCTION
La dermatite herpétiforme de Duhring, dénommée par Brocq dermatite polymorphe douloureuse chronique à poussées successives a été nettement individualisée dans ses symptômes cardinaux. Cette précision, ainsi que sa confirmation par l’apport eontinuel de preuves cliniques semblait en avoir fait un syndrôme exactement défini. Cependant sa réalité clinique a été discutée depuis son identification même par Dubhring. Il nous a paru, par l'étude de l’observation que nous apportons, que les localisations muqueuses, quoique rares, leurs balancements assez précis avec les lésions cutanées et les caractères mêmes des symptômes et de l'évolution, témoignaient pour l'évidence de la continuité entre la dermatite de Duhring-Brocq et certains groupes : voisins, dont celui des pemphigus. Il n’est pas dans nos intentions de prendre nettement parti dans la discussion pour la séparation de ces deux affections, auxquelles on n'a jamais été tenté de dénier des points de contact nombreux et de multiples éléments de parenté. Le cas rare que nous envisageons, et
qui n’est peut-être qu'un fait de passage, nous per-
LS ED ut ; met de toucher du doigt la difficulté de la limitation stricte entre la dermatite de Duhring- Brocq, le grou-
pement des pemphigus chroniques d’une part, et de l’autre les affections autrefois classées sous le nom
d’arthritiques.
Avant d'aborder notre étude, nous tenons à exprimer toute notre respectueuse gratitude, pour l’accueil bienveillant qu'il nous réserva dans son service, à M. le Dr Hudelo, Médecin des Hôpitaux;
nous ne voulons pas laisser passer l’occasion d’ex-
primer tout spécialement notre reconnaissance à =à M. le D’ Rabut, qui nous dirigea et nous conseilla dans nos recherches avec la plus grande complaisance, et d'assurer M. le D' Chêne, Interne des Hôpitaux, de nos vifs sentiments de gratitude pour la sympathie qu’il nous a témoignée, l’aide et les encouragements qu il nous a si cordialement prodi-
gués. à ne