INTRODUCTION
Pendant notre internat de trois années à l’Asile d’aliénés de Fains, nous avons été plusieurs fois frappé de la rapidité de la marche de la paralysie générale dans certains cas, alors que l'affection, chez d’autres malades, avait une allure lente, quoique le diagnostic ne laissâät aucun doute. Nous avons alors cherché, sur les savants conseils de notre chef de service, M. le docteur Giraud, si nous pouvions trouver la cause de cette inégalité d’allure de la maladie, et nous avons pris l’objet de nos recherches comme sujet de notre travail inaugural. |
Nous avons remarqué que dans les cas où la marche de la paralysie générale avait été le plus rapide, les troubles moteurs avaient apparu dès le début et avaient dominé. Le délire restait pour ainsi dire sur le second plan. Dans les cas, au contraire, où la marche était lente, les troubles intellectuels avaient tout d’abord attiré l’attention et persistaient pendant plusieurs années.
Nous ne croyons pas qu'on puisse formuler ici une règle absolue, mais nous aurons à insister sur la gravité du pronostic quand les accidents du côté du système musculaire apparaissent dès le début, quand, en d’autres termes, le parallélisme entre les phénomènes musculaires et les troubles intellectuels n’existe pas. |
Nous tenons, avant d’entrer plus avant en matière, à remercier M. le docteur Giraud, qui nous a inspiré notre sujet de thèse et aidé de ses conseils.
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