‹ Contribution à l'Étude de la Méningite OurlienneChapitre 6 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Externe dans le Service de notre Maître M. le Professeur Agrégé René Moreau, nous avons été frappé d’avoir parmi nos malades une jeune femme atteinte de méningite aiguë grave, tout d’abord considérée comme une méningite tuberculeuse, puis rattachée aux oreillons lors de l’apparition, au septième jour, d’une parotidite unilatérale discrète : méningite qui a guéri complètement et rapidement.

La gravité de ces faits cadrait mal avec la notion que nous avions de la bénignité des réactions méningées au cours des oreillons et avec la date d’apparition de ces réactions presque toujours postérieures à la tuméfaction parotidienne ou la précédant de peu de jours.

Cette méningite était en effet survenue après quinze jours d’incubation, comme nous avons pu

l’établir avec exactitude, et la parotidite est venue en signer la nature vingt et un jours après le coutage, donc à la date classique d’éclosion des oreillons, et sept jours après que la méningite, particulièrement caractérisée, avait fait son apparition.

Malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé dans la littérature médicale une atteinte aussi précoce. Jointe aux faits d’incubation précis, cette observation nous semble devoir modifier l’opinion habituelle que l’on a sur la nature même des oreillons et sur leur durée d’incubation.

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