‹ Contribution à l'Étude de la Méthode de Filatov dans le traitement des parodontosesChapitre 8 sur 19 · AO 17 MERE · texte numérisé non relu

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| Voilà donc les avantages de la thérapie tissulaire qui prépare une intense réaction locale cellulaire d’une effective supériorité qualitative et quantitative sur celle obtenue à l’aide de protéines hétérogènes, sans présenter les dangers de ces ‘dernières qui risquent de sensibiliser l’organisme.

« La théorie de Filatov est seulement une explication de quelques phénomènes biologiques qui peut très bien être remplacée par une autre semblant plus conforme à la réalité. Sur la stimulation du derme et du tissu cellulaire sous-cutané on peut pourtant objecter que toutes les préparations pharmaceutiques d’un type quelconque pourraient avoir une action analogue. Mais l’action de la thérapie tissulaire est trop nette pour pouvoir être interprétée d’une façon aussi simple ».

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APPLICATIONS THERAPEUTIQUES DE LA METHODE DE FILATOV DANS LES PARADENTOSES

Chez les malades dont les observations vont suivre, nous avons employé des techniques différentes liées au degré de gravité des cas envisagés.

A un stade avancé de la maladie, ayant résisté sans aucune amélioration même sensible aux traitements antérieurs, nous avons pratiqué des implantations so:t de placenta soit d’amnios dans la cavité buccale.

Nous avons pensé avec Bertolini, de Pise, que notre thérapeutique locale serait d’autant plus active que : |

{° Elle agirait sur le trajet métamérique de la lésion. 2° Que l’implant, enfoui en tissu sain, sera t le plus rapproché de la région la plus atteinte.

Préparation du malade :

Un bilan pathologique général est établi, en particulier, recherche des tests hépatiques, temps de saignement et Ge coagulation, hémoculture gingivale.

Sur le plan local : détartrages sus et sous-gingivaux, bains de bouche antiseptiques, rééquilibration de l’articulé dans la mesure du possible et ligatures des dents trop mobiles.

Lorsque la toilette de la. bouche est satisfaisante, nous administrons depuis la veille de l’intervention un antihistaminique à petite dose pendant quatre ou cinq jours pour atténuer les phénomènes œdémateux et douloureux locaux.

Technique d'implantation :

1° méthode. —— Nous anesthésions la muqueuse gingivo-vestibulaire à la xylocaïne à 1 % adrénalinée au niveau de la premère prémolaire jusqu’à la deuxième molaire soit au maxillaire supérieur soit au maxillaire inférienr, en évitant iei l’évergence du nerf dentaire inférieur.

À 1 em. environ du collet de la canine nous introduisons un trocard de 10 cm. de long et de 3 mm. de diamètre qui va gl'sser sous la muqueuse et arriver au contact du périoste. Cet instrument est terminé par un petit entonnoir destiné à recevoir le matériel tissulaire et à permettre son enfouissement grâce à une partie mâle exactement adaptée faisant office de piston. L’extrémité de ce piston dépasse de 1 cm. la pointe du trocard et permet un tassement des tissus dans le fond du trajet suffisamment lon pour empêcher l’expulsion de l’implant lors de la sortie du trocard. Un léger massage est conseillé pour fermer la brèche. Aucun point de suture n’est nécessaire. La cicatrisation est obtenue en vingt-quatre heures.

L'inconvénient de cette méthode, réside dans le fait de la résorption trop rapide de l’implant, en général au bout d’une semaine. Pensant, à la vue des faib'es résultats, que ce laps de temps était insuffisant, nous avons par la suite pratiqué des implantations massives de six pellicules amniotiques à raison de deux pour chaque hémi-maxillaire supérieur et deux au maxillaire inférieur.

2° méthode. —— Implantation massive.

Cette techn'que présente quelques difficultés car il faut intervenir Chirurgicalement avec. une aseptie rigoureuse, en

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évitant l’hémorragie, le trop grand traumatisme des tissus et la moindre particule de salive. Si ces conditions ne sont pas réalisées, l'infection et l’expuls'on des implants est très fréquente.

Après anesthésie locale à la xylocaïne à 1 % adrénalinée de la muqueuse gingivo-vestibulaire, nous faisons une incision verticale longue de un demi-centimètre juste en arrière de la canine supérieure; le bord ‘nférieur de l’incision se situant à { cm. au moins du bord libre de la gencive. Un décollateur introduit dans la brèche permet de cliver horizontalement la fibro-muqueuse sur une longueur de 3 cm. et une largeur de o mm. Nous introduisons à l’aide d’une fine pince mousse deux implants d’amnios ou de placenta qui sont alors tassés dans le fond de la brèche par une sonde canne'ée après hémostase parfaite, un point en bourse au fil de lin ferire parfaitement l’incision. Au maxillaire inférieur l'implantation est pratiquée aux pieds des incisives. L’incision a lieu au n'veau du bord mésial de la racine de la canine, le chvage se prolongeant jusqu’à l’autre canine. Ici les difficultés s’amoncellent; l’hémostase est d'fficile à réaliser du fait de la congestion fréquente de cette région chez les pyorrhéiques — la salive malgré toutes les précautions risque de souiller la plaie opératoire — de plus en franchissant le raphé médian parfois très épais le traumatisme provoqué par le décollateur est (plus grand. Les implants sont enfouis et la suture se pratique comme aux maxillares supérieurs.

Les suites opératoires lorsque toutes les précautions indiquées sont rigoureusement observées sont courtes et banales. Nous n'avons observé qu’un léger œdème \sous-orbitaire se résorbant en trois ou quatre jours, quelques douleurs spontanées pendant 24 heures n’entravant pas les occupations du patient. Exceptionnellement nous avons noté une légère élévation de la température ne dépassant pas 38°%5. Les points de suture sont enlevés le cinquième jour. Le volume des tissus

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implantés provoque une légère gêne à la mastication pendant une quinzaine de jours.

Les implants ne se résorbent pas avant six à huit semaines ce qui permet à l’organisme de puiser plus longuement à la source des bio-stimulines.

En aucun cas, nous n’avons observé les incidents sérieux décrits par les auteurs français et italiens — infection grave —— hématome «in situ » — élimination des implants. Nous ne pouvons toutefois, faire le point ici sur ces suites opératoires vu le nombre restreint de nos observations. Nous sommes persuadés que cette petite intervention pratiquée en milieu chirurg'cal avec une instrumentation r goureusement stérile et une technique bien en main, doit éviter ces complications.

2° technique : injections d'extraits placentaires. — Chez les sujets atteints de paradentose débutante à phénomènes :nflammatoires et destructifs discrets avec une mobilité des dents bien localisée et peu marquée, nous avons pratiqué une série de dix à quinze injections d'extraits placentaires.

Nous avons pu fa're bénéficier également de cette technique certains patients ayant refusé l’implantation bien que leur cas soit assez grave, et chez d’autres après l’implantation à titre de traitement complémentaire.

Nous avons employé des ampoules d'extraits placentaires lyophilisés titrées à 2 gr. 50 de placenta.

Sous la muqueuse avo'sinant les lésions, mais en tissu sain, on injecte en quatre ou cinq points { em3 de xylocaïne à 1 % adrénalinée. Après quelques minutes et aux mêmes points, l'extrait placentaire bien agité et réchauffé est injecté à raison de 1/4 d’ampoüle à la première séance, 1/2 à la deuxième, l’ampoule entière à la tro:sième séance et aux suivantes {tous les quatre jours. Une petite réaction locale se ma-

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