OBSERVATION I
(John W. Wazker, The Lancet, 18 août 1891, p. 874.)
Il s’agit d’une femme mariée, de 27 ans, Mme H. V.., qui, le 7 mars 1890, fait appeler le docteur Walker; en 1886, le docteur Walker avait diagnostiqué des crises de colique hépatique dues à une lithiase biliaire. Depuis cette époque, plusieurs crises passasères. Celle pour laquelle le docteur J. W. Walker fut appelé était la plus sévère et ne cédait pas comme les autres. Jaunisse concomitante.
Le 10 mars, après plusieurs piqûres de morphine, le docteur H. S. Walker pouvait faire glisser le calcul, « senti à travers la paroi abdominale », dans l'intestin, « par manipulations digitales », amenant ainsi un soulagement immédiat. Deux jours après, une nouvelle crise éelatait. On réussit à faire remonter le calcul dans la vésicule apportant un même soulagement. Mais sept Jours après, troisième cerise. Cette lois, le calcul, sans doute enclavé, ne peut être déplacé ni en haut, ni en bas.
Le 26 mars, on pratique une cholécystectomie. On enlève plusieurs calculs dont deux très enclavés dans le cystique. Les suites
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de l'opération sont bonnes, mais il persiste une fistule biliaire externe. Nouvelle colique hépatique. L'introduction d'un explorateur dans la fistule permet de découvrir un calcul. On fait alors des injections goutte à goutte d’un mélange à parties égales d’éther sulfurique et de glycérine, plusieurs fois par jour. Le deuxième jour, on ne sent plus de calcul. La fistule se referme rapidement, Malade très bien portante depuis.
Walker précise que d'injection d'’éther-glycérine était suivie d'une sensation de brûlure passagère. Il prenait soin d'empêcher les vapeurs d’éther de s'échapper au dehors (procédé d'ailleurs abandonné depuis, bien au contraire). I] déclare que la malade n'a
eu aucune réaction violente après les injections.
OBSERVATION Il.
(Foxran, Congrès français de chirurgie, 5 oct. 1908.)
1892 : Mme D..., 32 ans. Lithiase biliaire avec cholémie, prurit, amaigrissement. Laparotomie. Vésicule pleine de calculs polyédriques, ainsi que le cystique et le cholédoque. On fait une cholécystectomie; le cathétérisme des conduits est laborieux; une bougie pénètre de 5 centimètres.
Pendant 5 jours, on injecte 2 cm3 d'éther. Le cinquième jour, la bougie pénètre de 12 centimètres. Le sixième jour, pendant l'injection, éructation d'’éther. Les selles se recolorent. L'ictère diminue, puis disparaît. Guérison totale et définitive en quelques semaines.
OBsERvATION III.
(Foxran, Congrès français de chirurgie, 5 oct. 1908.)
1903 : M. E.., 3% ans. Lithiase avec ictère depuis trois mois. Douleurs du point vésiculaire. Laparotomie. On ouvre la vésicule pleine de calculs qu'on évacue. Cathétérisme laborieux du cystique et du cholédoque. On pratique des FE d’éther Corte Guérison en six mois.
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Ogservarion IV.
(Prirram, Bull. Soc. nat. chir., 23 oct. 1933, 59/2.)
1933 : Homme de 70 ans. Etat septique et cholémique. Péritonite due à une pancréatite aiguë. Impossibilité de libérer la papille par cholédochotomie des caleuls qui l'obstruaient, Le mauvais état général du malade empêche une opération par voie transduodénale.
On fait une mucoclasie rapide; électrocoagulation de la vésicule. On introduit un drain dans le cholédoque au-dessus des calculs. Quelques jours après l'opération, on commence les instillations d’éther par le drain. .
On fait une instillation journalière de quelques centimètres cubes d'éther, et on suit les progrès de la dissolution des calculs par une série de radiographies périodiques. Au bout de quelques semaines, les clichés ne montrent plus de calculs. Guérison rapide et définitive.