LORS
26 novembre : On instille 5 em3 d’éther dans le drain en T. L'éther reflue, mélangé de bile et de petits calculs noirâtres. On continue les jours suivants.
2 décembre : Deuxième radiographie lipiodolée. Les voies biliaires s'’injectent facilement. Quelques gouttes de lipiodol passent dans le duodénum.
3 au 8 décembre : On injecte chaque jour 5 cm3 d'’éther par le tube en T.
9 décembre : Troisième radio. Le hpiodol passe complètement dans le duodénum. Selles colorées.
11 décembre : On ferme le drain. Les selles sont colorées.
13 décembre : On enlève le drain. I} persiste une petite fistule qui se ferme très rapidement. Selles normales.
20 décembre : La malade quitte l'hôpital totalement et définititivement guérie.
OESERVATION VI.
(W. Waters, Surg. Gyn. and Obst., 69, nov. 1937, p. 695-697.)
Homme de 50 ans, entré à la clinique en novembre 1936. Cholécystectomie en 1928. En 1935, deux crises de colique hépatique avec obstruction biliaire. Douleurs dans l’hypocondre droit. Nausées. Vomissements. En octobre 1936, frissons, fièvre, jaunisse égère qui persiste lors de l'examen en novembre 1936. Bon état général. On diagnostique une lithiase du cholédoque.
Opération : cholédochotomie. On enlève un calcul, mais une position anormale de l'artère hépatique rend impossible un exploration plus complète du canal cholédoque.
Dix-huit jours après l'opération, on fait une radiographie avec lipiodol, qui montre l'image d'un calcul et un non-remplissage de la vésicule. | à
Un mois après on instille doucement 5 em3 d'éther par le tube en T mis en place lors de l'opération, On continue les deux jours suivants.
On fait une radiographie le quatrième jour. On voit nettement la fragmentation du calcul dans l'extrémité distale du eholédo-
Re
que. La vaporisation rapide de l'éther dans le cholédoque obligeait le chirurgien à ouvrir le tube en T aussitôt après l'injection d’éther afin d'éviter une surpression à ce niveau. Le calcul n'étant de cette Taçon pas assez saturé par l’éther, Walters instilla par la suite un mélange composé d'une partie d'alcool pour deux parties d'éther, solution à point d’ébullition plus élevé permettant de laisser le tube en T fermé plus longtemps après l'injection.
Les jours suivants, on fait avaler au malade une perle de nitrite d'amyle peu de temps après l'injection d’éther-alcool, et on laisse le drain fermé.
Une radiographie, faite quelques jours après, montre l'intégrité parfaite du tractus biliaire et le libre passage du lipiodol dans le - duodénum. Le drain est enlevé trois semaines après, la plaie se
referme très rapidement. Malade en très bonne santé par la suite.