CONCLUSIONS
Les conclusions de cette étude ont déjà été formulées à la suite de chaque point traité séparément; quelquesunes. sont purement nég*atives. Nous les reproduisons ici dans leur ensemble.
Le tissu de la moëlle des os est formé par des fibres, des faisceaux de fibres et des lames membraneuses ; il est traversé par des vaisseaux et des nerfs. Les éléments cellulaires qui entrent dans sa composition sont les uns fixes (cellules plates, vésicules adipeuses) et supportés par les fibres, les lames et les vaisseaux : les autres (cellules rondes, cellules médullaires) sont les analogues des éléments de la lymphe, des cellules migratrices du tissu conjonctif et des globules blancs du sang. Ces éléments sont très-diversement répartis dans les trois variétés de moelle osseuse (moelle rouge, moelle jaune, moelle gélatineuse).
Aucune de ces trois variétés n'est formée par un tissu réticulé semblable à celui des ganglions lymphatiques.
L’existence dans la moelle osseuse (soit dans le tissu
(1) Nous signalerons à ce propos une expérience assez curieuse de Recklinghausen, mais qui, malheureusement, comme presque toutes les observations faites jusqu’ici sur le tissu qui nous occupe, ne comporte aucune conclusion précise. Ayant injecté dans les sacs lymphatiques de la grenouille des poussières colorantes en suspension dans un liquide, il a retrouvé ces matières dans le foie, la rate et la moelle des os, mais il n’a pas pu établir, pas plus que depuis, Neumann, si elles étaient en dedans ou en dehors des vaisseaux. — Recklinghausen, Caustatt’s Jahresbericht, 1867, t. I, p. 324.
même, soit dans les vaisseaux) de cellules colorées en jaune pâle et possédant un noyau n’est pas un fait suffisant pour affirmer qu^’elle est l’org-ane formateur des g-lobules roug’esdu sang*, etlesiég*ede la transformation desg*lobules blancs en g-lobules roug’es.
Le système vasculaire de la moelle des os est extrêmement riche : il présente ceci de particulier qu’il a des capillaires très-courts, et un réseau veineux très-développé qui, par sa forme et sa structure^ se rapproche des réseaux lymphatiques. Lexistence dune membrane veineuse est mise hors de contestation par la démonstration düun épithélium délimitant les canaux veineux.
Enfin la moelle des os peut être rang*ée dans la classe des org*anes hématopoiétiques, mais sans que, dans l’état actuel de la science, on puisse préciser davaiitag’e le rang* qu’elle y occupe et les fonctions qui lui sont dévolues.