‹ Contribution à l'étude de la Myosite Ossifiante Progressive: Maladie de MunchmeyerChapitre 11 sur 22 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

L'étude anatomo-pathologique de la myosite ossifiante progressive n’a pas été faite avant John CoPPpiNG, en 1741. Il étudie le squelette de son malade.

La première autopsie a été faite par PESTELIN et Dam- BRESs1, en 1839.

Elle contient une étude des néo-formations osseuses.

L'examen chimique est fait par PoGGtaLe, en 1844. Howxins pratique la première biopsie et une étude microscopique d’un fragment de tumeur osseuse. Il note, | le premier, la présence de véritables tissus osseux parfaitement constitués et d’une petite partie de tissu cartilagineux.

Depuis ce temps, les études sont plus nombreuses :

Wizxinson, en 1846, et Minkiewirscn, en 1867, font des études histologiques.

MuNcaMEYER, en 1869, fait faire un grand progrès à la question et décrit les trois périodes classiques de la malades

Depuis lors, et d’après les idées de cet auteur, Îles travaux se succèdent — notamment celui de Mays en 1878 —-

Garnier, 3

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a et ceux de divers auteurs (LEXER, KIESssEL, PiNcus, Gorto, NissiM, FURSTNER, SCHULTZE et d’autres).

En 1916, CENTÉNO, dans sa thèse, étudie l'anatomie pathologique aux trois stades de la maladie décrits par MUNCHMEYER.

En 1918, RosENsTIRN montre l’importance de l’hémorragie en tant que lésion initiale déterminant l’hyperplasie du tissu conjonctif.

En 1931, Rocxer et CRÉTIN exposent leur conception, à propos d’un nouveau cas signalé. | CAL

Nous examinerons, tout d’abord, les lésions anatomopathologiques correspondant aux stades décrits par Muxr- CHMEYER à SaVOIr :

1° Stade d'infiltration embryonnaire; 2° Stade de rétraction ou induration fibreuse:

39 Stade d'ossification proprement dite.

Ces stades se succèdent, en général; mais il est fréquent de constater un temps d’arrêt plus ou moins long au deuxième, parfois même une disparition des tumeurs osseuses laissant une atrophie musculaire plus ou moins accusée.

Dans tous les cas, le point de départ siège au tissu conjonctif interstitiel et les lésions musculaires sont toujours secondaires et consécutives.

D'autre part, on constate une atteinte du tissu conjonctif, non seulement au niveau du système musculaire, mais des tendons, des aponévroses, des ligaments et des os.

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Première période : infiltration embryonnaire.

Il est difficile de pouvoir étudier cette période parce que le malade ne vient pas consulter dès le début de l’affection, et parce qu'il est nécessaire de prélever la tumeur dès les premiers jours de l’évolution. |

Macroscopiquement, il s’agit d’une tumeur blanchâtre résistante, de consistance élastique (Munchmeyer), de couleur jaune rouge à la périphérie et plus claire en son centre. La néo-formation présente dans la partie périphérique un empâtement comparé par Nissim au fromage de gruyère.

La zone centrale plus claire, plus résistante, présente des parties blanchâtres calcaires.

Microscopiquement, un fait est capital. Il y a une prolifération des éléments cellulaires du tissu conjonctif interstitiel surtout à l’entour des vaisseaux. Les cellules proliférées sont de formes variables, beaucoup sont en voie de division, présentant des figures de kariokinèse. Les capillaires sont dilatés, mais on ne constate pas de migration leucocytaire, fait qui plaide contre la nature inflam- matoire du processus.

Ces cellules néo-formées perdent peu à peu leur caractère de cellules conjonctives se transformant en cellules cartilagineuses arrondies et entourées d’une capsule hyaline, ou encore‘en fibro-blastes pouvant donner lieu, à un stade plus avancé du processus, à de véritables cellules osseuses, ou ostéo-blastes,.

Il y a donc néo-formation d’un tissu indifférencié jeune provenant du tissu conjonctif.

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