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Troisième zone : La zone périphérique. — Elle présente des fibres musculaires intactes ou peu altérées. Le tissu conjonctif interstitiel, siège d’une prolifération peu accentuée, n'offre rien de particulier.
Donc :
À cette troisième période, il existe un tissu osseux parfaitement constitué et nous voyons que cette phase, à elle seule, résume l’évolution des autres périodes d’après les aspects histologiques des diverses zones de la tumeur.
Nous rappellerons comme conclusion que souvent l’évolution s'arrête en cours de route.
À ces connaissances, ROSENSTIRN ajoute un peu plus tard la relation de l’hémorragie primitive bientôt suivie de la prolifération du tissu conjonctif.
Il résume ainsi ce qu'il a pu constater sur les coupes des noyaux faites par lui :
« Enfouis dans les mailles distendues ct déchirées du chorion se voient des nids de globules rouges, au niveau des plus petits de ces foyers hémorragiques, le tissu conjonctif ne paraît pas modifié.
Il n’en est pas de même au niveau des plus gros foyers. A leur pourtour, en effet, le tissu conjonctif se tasse sous l'influence de la pression exercée sur lui par l’hémorragie; le foyer hématique, d’autre part, est généralement traversé par un réseau de fibres conjonctives, dont l’écartement et l’entrecroisement témoignent de la dilacération subie par le tissu conjonctif.
Sur des coupes où les transformations sont plus avancées, on voit, autour du foyer central hémorragique, un anneau de tissu conjonctif hyperlasié dont se détache
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parfois un système de travées qui compartimentent la masse hémorragique.C’estaux dépens dela couche la plus profonde de cet anneau fibro-conjonctif, au contact même des globules rouges que débute l’ostéogenèse. Cette couche en effet ne tarde pas à être envahie par des éléments fibroblastiques.
RosENsTIRNsignaleque,sur beaucoup decoupes,il a trouvé autour de la zone d’accroissement osseux, une zone se colorant mal ou même pas du tout. Il pense qu'il s’agit là d’une zone dont la vitalité a été compromise par une insuffisance de nutrition, conséquence de la pression exercée sur les tissus environnants par l’hémorragie. À mesure que se poursuit l’ossification, l’anneau hémorragique perd sa structure lamellaire, en même temps qu’apparaissent des corpuscules osseux et des canaux. L’ossification définitive pouvant se faire avec ou sans stade cartilagineux intermédiaire.
Il n’est pas rare de voir des ostéoblastes participer au processus d’ossification; sur des coupes, il a vu de ces cellules disposées sur un seul rang à la surface interne de l’anneau fibro-conjonctif, ou même sur les travées qui cloisonnaient la masse hémorragique.
En même temps que l’anneau fibreux s’ossifie, la lumière centrale occupée primitivement par les globules rouges est réduite progressivement tant par ossification des travées qui la cloisonnent, que par prolifération active de la surface interne de l’anneau; celui-ci pousse, en effet, à l’intérieur de la masse hémorragique des bourgeons d’ossification à la surface desquels on retrouve des globules rouges et des fibroblastes, parfois aussi des ostéoblastes.
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À cet accroissement osseux, qui débute à l’intérieur même de la tumeur, il n’est pas rare de voir s'ajouter un accroissement purement périphérique :
Les couches périphériques de l’anneau fibreux s’infiltrent de fibroblastes, jamais d’ostéoblastes, et prennent part à l’ossification de la tumeur, Suivant les cas cette ossification périphérique l’ensporte sur l’ossification centrale; la part prise alors dans le processus d’ossification par les globules rouges paraît moins importante. Quoiqu'il en soit, dit ROoSENSTIRN, c’est à l’'hémorragie initiale qu’il faut en revenir comme au primum moneus de l’ossification.
Par l’hyperplasie conjonctive qu’elle détermine, par les fibroblastes et ostéoblastes qui se développent à son contact, l’hémorragie réclame toujours la première part.
On voit donc,que comme MUNCHMEYER,ROSENSTIRN admet que les lésions débutent au sein au tissu conjonctif interstitiel ou péri musculaire et non pas dans les fibres musculaires.
RosEensTiRNn’est pasd’ailleurs le premierqui ait montré l'existence de foyers hémorragiques dans la Myosite
Ossifiante Progressive.
= D’autres auteurs, notamment :
STIMPEL, GoTo, HaGa et FuyiIMuUrA ont constaté l'existence de semblables foyers hémorragiques qui, pour eux, sont secondaires à l’hyperplasie conjonctive et sont imputables à des ruptures musculaires ou vasculaires, conséquences de la distention produite par l’hypertrophie du tissu conjonctif même.
Dans ces grandes lignes, nous voyons que les auteurs mo-
dernes admettent presque tous la classification en trois