‹ Contribution à l'étude de la Myotonie:Chapitre 13 sur 28 · VII. Etat des réflexes et symptômes nerveux · texte numérisé non relu

VII. Etat des réflexes et symptômes nerveux

Au sujet des réflexes tendineux et cutanés, les opinions diffèrent. D’après Souques, les réflexes cutanés sont touchés, car dans son observation il y a eu de l'exagération de tous les réflexes cutanés. Il existait des rétractions tendineuses bilatérales symétriques, invincibles (biceps, fléchisseurs des doigts, tendon d'Achille) ; le réflexe cutané plantaire détermine une flexion tonique des orteils durant plusieurs secondes, même la flexion de la cuisse; le réflexe crémastérien maintient le testicule plusieurs secondes. Ces réflexes étaient plus marqués à gauche. Ils s’observaient dans la toux et dans l’'éternuement.

Cette assertion est en contradiction flagrante avec les constatations de très nombreux auteurs, qui tous nient l’exagération des réflexes. En tout cas, il faut admettre que, dans le cas de Souques, il y a eu atteinte du faisceau pyramidal et que, par conséquent, le signe se rapporte à autre chose et non pas à une myotonie.

Les myotoniques n’accusent jamais de crampes, ni de douleurs dans les muscles atteints de troubles

myotoniques. De la sorte, il faut rejeter du cadre myotonique toutes les constatations contraires.

Steinert (1909) a trouvé dans plusieurs cas de myotonie atrophique le signe de Chwostek, c'est-àdire l’excitabilité exagérée du nerf facial par pereussion ou autre excitation mécanique, qu'on trouve dans la tétanie. Mais c’est une association morbide, plutôt qu'un signe relevant de la même cause myotonique.

Les sensibilités thermique, esthésique et tactile restent intactes dans la myotonie.

Il n’y a pas non plus d’ataxie, mais seulement une gêne au commencement du mouvement volontaire.

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