CONCLUSIONS
1. — La mythomanie est physiologique chez l'enfant normal. Elle ne devient pathologique que par sa persistance son intensité et son association à d’autres tendances vicieuses.
Chez l'adulte elle est fréquente surtout chez la femme jeune à hérédité similaire. Elle se développe sur un fonds de vanité ou de malignité, se traduisant par l’altération de la vérité, la fabulation et la simulation. Elle aboutit à la création de récits mensongers et de scènes dramatiques.
2. — Il ne saurait être question d'établir des formes cliniques distinctes dans la mythomanie. Bien souvent, il y a une association de tendances vicieuses qui donnent à la mythomanie de l’adulte son extrême complexité. Mais, schématiquement, ce sont la vanité et la malignité qui sont les deux facteurs de la mythomanie. Celle-ci pourrait donc se présenter cliniquement sous la forme de mythomanie vaniteuse et mythomanie maligne. On voit d’ailleurs coexister ces deux formes chez le même malade.